DES VACANCES BIEN MERITEES
de Jacques ABEASIS
Nathalie discute bien entendu beaucoup avec Bob.
Et elle a envie de prendre des vacances à La Rochelle chez des amis, Richard et Lize, ce à quoi Bob ne voit pas vraiment d’inconvénient, comme quoi il est parfois difficile de discuter. Parfait, car pour Bob, le problème consiste plutôt à rejoindre Alpha, Aleph-Tau, ‘et tout un tas d’autres Bêta, qui sont content d’être aussi Gamma que Delta.
Ce n’est guère évident en effet, d’autant qu’avec vingt-deux mille piastres en possèdent parfois des millions de dollars dans le trésor de bienfait. Sauf quand tout le monde le sait, bien entendu.
Nathalie se déplie rapidement et son copain suit avec célérité. L’évènement vient de changer, voilà le bord de mer, ce qui est un peu mieux que d’être à peu près dans le plus haute tour de Londres. Lize met donc une soupière de moules marinées sur la table, tandis que Richard dissèque le discours. C’est vrai que rien n’est tellement évident à donner vie à… vos souhaits. Cependant, c’est agréable d’être à cette très belle table, on aurait pu voir pire qu’un grand guerrier roux avec des tresses.
Nathalie explique, « Je ne suis pas si sûre d’avoir dit tout ça, en fait, mais… »
Richard se fond d’un gigantesque sourire, « Vous sites, j’ai tendance à confondre schizophrénie bipolaire avec des tendances paranoïaques… »
Bob s’en mêle, « Je suppose que c’est encore un truc psy, non ? »
Lize fait, « Comme d’habitude, quand on ne comprend plus rien, il y a toujours les psys, ou plutôt les parapsychologues qui s’en mêlent… »
Bob se ressert de moules pour accompagner les frites, « Venant probablement de parachute et d’écologie ? »
Nathalie y consent, « C’est un peu ça, en fait. »
Bien, ceci étant, les quatre personnages discutent tandis que d’autres se sentent bien en prison : où êtes-vous nés et tout le toutim… Arrivnet à pied les homards sans sauce tomate et les calamars emboutis qui fait le circulation parmi les piballes. Êtes-vous morts, glapit un fennec à l’encontre d’un vieux renard su désert. Bob s’avoue qu’il veut bien croire à toutes ces choses, mais que s’il ne fait aucun effort, personne n’entendra jamais parler de tout ce décor… de rêve.
Lize va s’asseoir sur le canapé : manifestement on recommence par là où tout était foireux…
