Bonjour, et merci Jacques Abeasis d’avoir bien voulu accepter cet entretien à l‘occasion de la sortie de votre dernier livre « Cet ailleurs… », publié chez Mille poètes.
C’est un livre qui regroupe un ensemble de quatre nouvelles qui nous font passer
De la réalité aux mythes jusqu’à y mêler de la science fiction
On peut dire sans dévoiler toutes les nouvelles du livre que dans la première « Ainsi soit-il » le narrateur nous entraîne dans un monde aux contours incertains, alternant des personnages déconcertants, dont une femme mystérieuse.
La seconde nouvelle « Dans ma maison » un autre genre, voyages intergalactiques, départ de Véga et direction l’espace interstellaire, mêlant réel, fiction et virtuel.
La troisième nouvelle « Il y a de l’écho » le lecteur voyage dans des pérégrinations
Entre Mars, la Terre, la Lune, et Vénus : une exploratrice interstellaire s’entretient avec un couple de fermiers Martiens, nous n’en dirons pas plus. Un hommage aux pionniers de la conquête de l’espace, en même tant qu’un clin d’œil aux clichés du genre.
La quatrième nouvelle « Sous terre », nous sommes transportés dans un monde onirique dirigé par un roi, il y a un étrange lapin vert qui tombe du ciel, il va entamer des aventures abracadabrantesques,
Dans ce livre il y a beaucoup d’aventures qui plairont autant aux jeunes qu’aux moins jeunes, c’est une bonne idée de cadeaux pour les vacances de février qui vont arriver.
Je vais vous présenter en quelques mots pour les lecteurs qui ne vous connaissent pas encore.
Vous êtes né en août 1967 à Toulouse, les quatre dernières années de votre enfance se sont déroulées à La Rochelle, puis la seconde décennie à Limoges. Vos études avec le bac D, puis suivi du bac C vous ont menés en psychologie. Vers l’âge de vingt-six ans c’est la découverte de l’écriture. Vous écrivez des nouvelles, des romans, de la poésie. Vous avez d’autres passions comme le dessin, la peinture que vous avez découverte lors de la connaissance de l’arbre généalogique de votre famille. Vous faites des traductions de l’Anglais au Français, vous aimez le chant (blues, rock, punk de préférence).
Avant d’avoir publié votre livre avez-vous été influencé par quelque chose, un film, un livre …..… ?
Ce livre est composé de quatre nouvelles indépendantes. Pour ce qui est des influences, je me réfère aux livres de Tolkien, et aux séries TV de Star Trek en ce moment.
Quel est votre rituel d’écrivain ?
Je ne crois pas avoir de rituel, ou je ne m’en rends pas compte. J’écris dans mon lit, douillettement installé, et les ouvrages ainsi que la feuille et le crayon hantent ma table de chevet. J’écris sur le papier avant de saisir le tout sur ordinateur. Je fais confiance au correcteur orthographique et grammatical de l’ordinateur, bien que des corrections soient toujours à ajouter. Puis, autant que je peux, je fais lire l’ouvrage à l’extérieur.
Faites-vous des rencontres littéraires ?
De nombreuses aujourd’hui ! La dernière en date avec un écrivain, sur le Net, mais aussi physiquement, car en fait, quand on a publié un premier livre, ça vient très vite… Et puis, Internet nous aide beaucoup (pour réaliser nos désirs) de façon générale.
Des lectures publiques de poésie ?
Oui, à la Bibliothèque de Choisy-le-Roi (France-94), au Café Curieux de Morsang-sur-Orge (Essonne-91), à la Fête annuelle de mon club, le Social Art postal Club, au Royal (Choisy-le-Roi, France-94), et des concerts aussi dans toute la ville et dans les cités voisines, puisque je chante dans un groupe de musique (rock tendance variétés pour être agréable à tous)…
Qu’est ce qui vous plait dans l’écriture ?
Le voyage intérieur, la bulle d’or, et aussi le point de repère que ça me fourni et dont je suis relativement très dépendant au bout de quelques années à écrire… Bien, tous les jours à de très rares exceptions près.
Lorsque vous étiez jeune, votre rêve était d’être écrivain ?
Absolument pas. J’étais à des années-lumière de ce type de métier. Je me destinais plutôt à la recherche scientifique… J’ai beaucoup changé à mon goût par rapport à ce que j’étais. C’est sans doute normal, j’en ressens parfois un goût amer… Puis, ensuite, je me dis que je vis avec mes rêves, après tout !
Quel moment de la journée vous inspire le plus ?
J’écris et je peins surtout la nuit, en fait, même si le moment le plus propice me semblerait être le petit matin… et les torpeurs du petit déjeuner.
Quelles sont vos saisons préférées pour écrire ?
Ah ! Grave question, je ne vis pas en fonction des saisons, mais plutôt au jour le jour, et disons que j’aime bien les temps pluvieux, c’est plus intime comme atmosphère.
Préférez-vous écrire pour les adultes ?
Je ne sais pas vraiment écrire les contes, et j’écris pour les adultes. Mes histoires me pose des questions parfois compliquée, et demande souvent un peu de réflexion et de maturité de la part des lecteurs. N’est pas Jean de la Fontaine qui veut.
Pourriez-vous arrêter d’écrire ?
Je ne crois pas, tellement les points de repère que me fournit l’écriture sont nécessaires à m’ancrer au sol.
Les aspects que vous détestez dans l’écriture ?
Le fait de ne jamais savoir ce que va être le lendemain, et je suis conscient que ce réflexe inné chez moi pose aussi des problèmes à mes collaborateurs et correspondants.
Avez –vous pensé à écrire pour les plus jeunes : adolescents, enfants ?
J’ai commencé par écrire des contes, et puis, certaines poésies peuvent être appréciées de ce public. Mais je suis loin de ces… humains, dirais-je.
Combien de temps vous prenez-vous pour faire un livre ?
Entre six mois et un an pour un livre de trois cents pages dans le format que j’utilise. C’est-à-dire à peu prés une feuille de A4 par jour. Le dessin et la poésie viennent en plus des romans et des nouvelles.
Décrivez-nous vos principaux points forts
La sociabilité et la politesse, en général. L’acharnement à croire en quelque chose, de façon plus particulière.
Quelle a été la pire situation ou la situation la plus embarrassante pour vous dans votre carrière d’écrivain ?
Le début, et puis le jour où j’ai entendu tout plein de compliments dans mon dos, le diable venait d’arriver avec tout son tas de semi-vérité et de blagues idiotes. Un autre moment a été la publication de mon premier livre, Une Anthologie de Steam-Punk, parce que, bien en fait, je ne m’attendais à… Enfin, bon, disons que la situation était assez abracadabrante que d’être pour la première fois publié au bout de plus de dix ans d’écriture.
La rencontre avec Mille-Poètes et Monsieur Guy Boulianne a été plus simple.
Votre plus gros défi ?
Ecrire un livre ! J’aurais bien dit me marier, mais de ce côté, j’en rie encore.
Je crois que mon plus gros défi a été de me reconstruire de A à Z… De retrouver ma mémoire, au cours de ces dernières années.
Avez- vous des délais serrés pour écrire ?
Non, j’ai des formats. Je dis 25 pages, ou trois cents pages. C’est un peu carré, mais il faut se donner des limites pour arriver au bout. Du moins en ce qui me concerne…
Quels sont vos objectifs ?
Vivre heureux avec des gens beaux et intelligents. Je ne sais pas répondre à cette question. Vivre de ma plume, mais c’est vraiment très ambitieux, alors disons vivre en harmonie avec les gens qui m’entourent, ce serait déjà pas mal.
Votre carnet de notes vous suit-il partout, si vous en avez un bien sur ?
Nein ! Ce sont les stylos et les feuilles qui me suivent partout. Je ne prends pas de notes, je compte plutôt sur mes facultés de synthèse. Enfin, si, j’ai quelques fiches (techniques) qui fixent les personnages qui jouent les scènes.
Où avez-vous écrit votre dernier livre, certains le font dans un train … pour vous ?
Dans mon lit. J’adore mon lit, c’est un fidèle compagnon !
Votre auteur fétiche ?
Alors là, j’ai du mal à dire. Tolkien, Edmond Hamilton, Jack Vance, Poul Anderson…
Pourriez-vous déménager pour trouver plus d’inspiration (pays, régions.) ?
Bonne question ! Un endroit tranquille et en paix…
A quelle classe d’âge s’adresse votre dernier livre ?
De douze à quatre-vingt quinze ans. Je ne me mets pas ce genre de bornes, j’écris pour tous.
Quel genre pratiquez-vous ?
La fantasy, la science-fiction, la littérature générale, et la poésie…
Vous avez écrit un livre de poésie, qu’est ce qui vous a donné cette envie ?
Il paraît que je suis poète. Anecdote : j’ai écrit ma première poésie en cours de français à seize ans. Résultat, j’ai eu quinze en versification, et zéro en valeur poétique…
En fait, j’ai refait tout le chemin littéraire à partir de vingt-cinq ans… J’espère qu’on me donnerait une note différente. Enfin, bon, aujourd’hui, ça me fait sourire.
Pensez-vous que la poésie peut aborder tous les thèmes ?
Oui.
Quel est votre sujet préféré pour écrire de la poésie ?
Je n’ai pas de sujet, je joue avec les mots. Pour ça, il n’y a pas de thème imposés, ni d’âge. C’est plutôt un état d’esprit, un peu rêveur…
Quel est votre sujet tabou pour écrire de la poésie ?
Aucun, ce qui me stresse, ou qui me plaît, toujours est-il qu’il faut que ça sorte !
Pour vous quelle écriture vous semble plus facile (roman ou poésie) ?
C’est différent. Le roman m’est plus difficile car je m’impose un fil conducteur, en poésie, on dirait que je me défoule.
D ‘après vous quelles sont les qualités ou aptitudes à avoir pour réussir comme écrivain ?
Avoir beaucoup lu, et avoir encore beaucoup de choses à lire.
Actuellement vous faites parti d’un groupe d’entraide mutuel dont vous êtes le vice-président qui compte 150 adhérents.
Exact, ce club a aujourd’hui huit ans. C’est devenu un Gem en septembre 2005, et il y a beaucoup à faire… Mais, ça fonctionne très bien, avec deux salariés à plein temps, et on a ouvert un deuxième Gem à Vitry-sur-Seine (une des villes limitrophe de Choisy-le-Roi, France-94) le premier janvier 2007. Pour faire une sorte de Café Philo, avec des expositions…
Vous vous occupez d’un magazine « le Passeur d’art »
Exact aussi, nous en sommes au n°26, qui totalise 20 pages dont quelques-unes en couleur. Je suis rédacteur en chef, et je le compose avec les six membres du Bureau. Dans le n°25, nous avons présenté les éditions Mille-Poètes à nos lecteurs, et pour le n°26, j’ai fait un article sur une de nos adhérentes, Nady Kim, et son livre, Ma Vie Est Un Long Combat, aux éditions Mille-Poètes lui aussi. Le tirage de ce petit magazine est de 200 exemplaires, distribué à nos adhérents et à quelques partenaires sur Choisy-le-Roi, mais aussi dans toute la France.
Vous êtes également président du cercle des poètes « Poètes, portez-vous bien ! » qui a produit 7 recueils annuels !
Exact, il n’y en pas eu pour Noël 2007, car nous avons toujours des exemplaires du Recueil n°7, qui a été tiré à 80 exemplaires, mais l’important n’est le nombre de livres vendus… en fait !
Combien de livres publiés à votre actif ?
CET ALLEURS… est le troisième. Soit Anthologie de Steam-Punk, aux éditions Publibook, en septembre 2006, A la Fenêtre du Désir, aux éditions Mille-Poètes, en août 2007, et maintenant celui-là.
Avant de terminer cet entretien, pourriez-vous nous dire quelques vers d’un de vos poèmes ?
… Les deux familles
Les époux
Comme tout nus
Fébriles
Pas d’amour
Avant le mariage
Ou dans le four
L’orage
Il en reste
Sale peste
Que le mariage
Est fatal…
Vous nous avez dit plus haut que vous chantiez lors de concerts. Ecrivez-vous des textes (ou musiques) pour ces chansons ?
Je ne chante pas mes propres textes, qui me paraissent un peu difficile à apprendre. Et puis, c’est une alchimie à l’intérieur du groupe qui rend la musique possible… Il me faut m’ouvrir vers l’extérieur. D’autant que pour l’instant, on n’a guère que sept chanson et deux reprises (au bout d’un an d’existence), ce qui n’empêche pas que nous avons fait quatre prestations (plutôt que concert, pour des double séquences de vingt minutes…), donc il faut savoir être patient.
L’important, c’est que ça nous fait du bien à nous six, les musiciens, et qu’il y a une bonne ambiance…
Vous savez, la musique, ça vient comme ça vient, il ne faut pas trop se forcer. Par contre, ce qu’on fait dégage, nous a-t-on dit, beaucoup d’énergie !!!
Jacques je vous remercie de cette grande gentillesse et sincérité, puisse-t-elle donner à nos lecteurs envie de vous lire.
Pour clore cette conversation pourriez-vous nous dire comment vous contacter, avez vous un site ?
J’ai un site qu’on peut consulter : http

/jacquesabeasis.cabanova.fr
Autrement, on peut me poser des questions et répondre sur mon MySpace.
J’ajoute mon courriel : jacques.abeasis@orange.fr
A quelle question auriez-vous aimé répondre que je ne vous ai pas posé ?
J’écoute, personnellement, je joue beaucoup sur les mémoires auditives et visuelle, et j’ai tendance à être humaniste, plus j’ai de contact mieux je me porte. C’est pour ça que Mille-Poete avec son site interactif est une très bonne chose pour moi…
Notre invité du jour était Jacques Abeasis pour son livre « Cet ailleurs… ».
Merci à tous de nous avoir suivis
Frédérique Aufrère pour « Mille Poètes Editions ».
Merci beaucoup, Frédérique. J’ai a apprécié ces moments passés avec vous, et vous dis (et redis) grand merci.
Bien à vous.
Jacques Abeasis.
A bientôt
Frédérique.