Il m'arrive fréquemment qu'à la relecture d'un poème écrit depuis quelques temps, je ne puisse résister à tenter de l'améliorer sans en dénaturer le sens premier et à composer en même temps une musique qui l'accompagne...
Ai-je encore rêvé ?
Las ! Qui donc a laissé ces pas sur le sentier ?
Ai-je encore rêvé au froid matin d’hiver
Les pas de l’inconnue que j’avais oubliée
À l’automne du temps où chantait le pic-vert ?
Las ! Qui donc a croisé ce pointillé d’oiseau ?
Ai-je encore rêvé cette forme si blanche
Qui s’est évanouie à l’orée des bouleaux
Disparue, envolée au liseré des branches ?
Las ! Qui donc a froissé le drap par le ciel tissé ?
Ai-je encore rêvé à cette ombre si frêle
Qui a troublé mon rêve à jamais esquissé
En lisière d’un bois ciselé de dentelles ?
Las ! Qui donc a erré seule dans les frimas ?
Ai-je encore rêvé qu’au printemps revenu
Mes chemins croiseront ses pas dans le sous-bois ?
Et qu’enfin s’écriront ses mots de bienvenue ?
Las ! Qui donc osera faire le premier pas ?
Puis-je encore rêver d’une saison nouvelle
Qui me verrait porter l’âge jusqu’au trépas
Et aurai-je la joie de marcher auprès d’elle ?
© Chene
Chemins vagabonds
Chansons
2/03/05 et 14/01/07