Anarchangel Messages postés : 124  |
Posté le 16/06/2006 04:39:45 | | Passage furtif
(1er Juin 2006)
Jadis on hurlait l'agonie des pères sur les champs labourés par les armes
Que sont aujourd'hui les écoulements de sang quand au fond des roches
Les gargouillis de la sphère absorbent les effluves de violence humaine,
Ce crime contre la Mère, labourée tant et tant de fois par la haine
A coup de faux, à vif, l'échine martelé par un flot d'innombrables torches,
Que nos larmes d'ében ensemencent le vrai, le juste, un amour sans drames.
Et nos rêves doucement prennent forme au creux de ces forges spirituelles,
Les cavernes obscures de nos esprits encore trop étriqués, défiguré à l'acide
Par les rejets de sulfures de ténèbres qu'éructent les pantins humanoïdes,
Partage la peine de l'être qui conduit nos âmes le long des sentiers vides,
Des graines de douleur transmutées en glorieuses cloches de lumière limpide
Ecloront en bourgeons de tempêtes chaudes et savoureuses, aux silhouettes sensuelles...
Galvanisés par une liqueur s'émerveillant le long des cieux avant d'être
Accueillie entre nos douces lèvres, coulant le long d'une gorge commune,
Un foyer enhardis par ce présent de l'envolée cristalline perçant nos yeux,
Le long de nos joues désormais tatouées d'un motif vermeil aux contours bleus
Le ruissellement se fait intense et atteint l'extrémité des narines...
Ce violent parfum sanguin éveille les crocs, enserrés par les ancêtres...
Il vient assurément, ce marcheur sans forme au corps d'espace universel
Il est un univers incarné, voguant sans réellement frôler les terres immergées,
Un glissement de l'enveloppe des astres au sein de nos coeurs perméables,
Un choix, une volonté. Les ronces sont légions pour former le vent des sables
Fouettant à son tour nos chairs semblables au cuir des frères sangliers,
Les veines en racines, un brasier au regard d'âmes enfantant les ailes...
|