Senso Messages postés : 1 |
Posté le 18/04/2008 05:57:26 | | Je n'ai écrit que deux ou trois poèmes dans ma courte vie (17 ans) et je précise que je n'y connais vraiment pas grand chose. Et d'ailleurs, pour tout avouer, je ne lis pas des masses si ce n'est des livres de cinéma ou des livres d'histoire ainsi que des bandes-dessinées (et quelques romans quand même.) Mais je vous montre quand même l'un de mes seuls poèmes pour connaître votre avis car je sais qu'il y a sûrement des choses à améliorer...
GUEPARD, TU ETAIS DEJA MORT (dédié à mon grand-père ; Bernard Meyer)
Un enragé percé de part en part par les balles de l’Histoire, déchiré en mille lambeaux de sa chair vermeille, s’était entraîné dans le souffle de l’engrenage fatal du fascisme. Ô ! Quelle belle mécanique huilée à la perfection ! (Autant qu’un crématoire !) Alignés comme des pantins, les gens du peuple acceptaient ce théâtre de la cruauté comme s’ils en étaient les ressorts, dévoraient ce fruit amer et leurs destins furent déteints par cette rafale triomphale qui dévisageait l’homme derrière le masque nazi, contrefait et périmé. Enfin, notre homme étouffait entre les murs du pangermanisme ; son corps volait en éclats, mendiant un peu de lumière par de obscurs matins. « Espoir rongé, lumière qui s’éteint mais jamais de désespoir sans un peu d’espérance » pensait-il. Guépard, tu étais déjà mort ; chaviré entre deux identités. Alsacien, tu étais déjà mort ; absorbé de force dans l’entreprise infernale des Diables SS et dévoré jusqu’aux os. Squelette, tu étais déjà mort ; mué en amas de réflexes conditionnés. Pareil qu’aux griffes qui écorchent, le fusil se déchargeait alors abandonné de toute responsabilité. Ombre, tu étais déjà morte ; la survivance dans cet abattoir distillant l’espoir et la confiance. La guerre s’acheva mais les cicatrices persistaient sur les guépards, victimes de cette machine infernale tombée dans l’abîme. Les Diables SS, impies profanes, tantôt coupables d’actes inexplicables, tantôt victimes de la machine nazie dont ils n’ont été que les vis faisant fonctionner le moteur, s’ils n’ont pu percer ta rage au cœur, ils ont pu percé ta jugulaire. L’Histoire ! Tu vis à présent dans sa lumière : mais à quoi bon la lumière ? Guépard, tu étais déjà mort, en même temps que l’Espoir, levant ton chiffon rouge d’espérance.
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