LES PORTES DU TEMPS
Mon enfance a sombré dans le vide des rêves
Et mes pas, alourdis par de vieux souvenirs,
Errant et miséreux, s’attardent sur la grève
Où le vent de l’automne défie l’avenir.
Sur mes joues, à présent, ne coulent que des rides,
Outrages de la vie où s’immisce le temps,
Les larmes de mes yeux ne sont plus si limpides,
S’y estompe l’envol d'indicibles printemps,
Fatiguée et usée par des quêtes futiles
Et par le fol espoir de tromper le destin,
Car le jour qui s’en va chasse mes pas dociles,
Inexorablement, vers un nouveau matin.
Juste un dernier regard, une ultime prière,
Un sanglot retenu, un serment oublié,
Et les portes du temps, dans l’aube coutumière,
Se ferment à jamais m’offrant l’éternité.
--Message edité par antigone le 2008-06-15 04:30:11--