VILLAGE PROVENCAL
La route ensoleillée nous guide pas à pas,
Bordée de-ci, de-là, de taillis, de lavande,
Les roses se pavanent dans les mimosas
Et le vent épicé fait frissonner la lande.
Le village est en bas et ses blanches maisons
Aux toits immaculés, dorment sous le soleil,
Et le bois, couronné d’une verte toison,
S’exalte au bruissement des éternelles treilles.
Un chemin escarpé descend tout doucement,
Le ciel est un miroir où se grise la mer,
Et les barques, amarrées tout comme des amants,
Ondulent et ondoient dans les flots outremer ;
Elles tanguent, ainsi, de bâbord à tribord.
S’exhalent les parfums de la brise au printemps,
Eveillant un désir immuable, et nimbant
L’horizon tout entier dans les eaux bleues du port.
--Message edité par antigone le 2008-06-15 09:45:06--