BOUCHARBA Messages postés : 320 |
Posté le 06/08/2007 17:28:54 | | Joyeux matins d’été enrobés de fraîcheur
Qui coulent sur mes yeux et logent dans mon cœur,
Gardiez-vous le film de ces charmants instants,
De nos rires soudains et de nos jeux d’antan,
Lorsque fier jouvenceau, j’arpentais mille plages,
Libre comme le vent, bruyant comme l’orage.
Je vous parle comme si vous aviez une âme
Joyeux matins d’été, éblouissantes flammes
Qui ornaient nos jours gais de vos fleurs argentées,
De vos cristaux subtils d’un pur or pigmentés.
Ce qui nous semblait rien est aujourd’hui audace
Quand l’âge nous retient, quand l’âge nous efface.
Tout est parti hélas, reste le souvenir
D’avoir si bien vécu, d’avoir pu retenir
Au profond de soi-même un bonheur de jeunesse
Qui parfois nous remonte en traînée d’allégresse,
Quand s’évoque soudaine une de nos folies.
Mais, celle-ci, déçue, s’éteint, s’ensevelit
Dans le noir du passé pour ressurgir à l’heure
Pile des nostalgies de l’horloge intérieure.
C’était il y a longtemps, nous prenions des vacances,
Copains pour quelque temps, forts et pleins d’assurance,
Nous avions bâti une hutte dans le bois.
Au pied de la colline on était tous les trois,
Moi, Miloud, Mustapha ; les belles de passage
Etaient les bienvenues ; on était fous et sages,
On se saoulait de vin, on se saoulait de mer.
A cette époque-là, je rehaussais mes vers.
A l’ombre d’un vieux pin, ma muse généreuse
M’offrait des mots marins et des rimes rieuses
Qui provoquaient en moi je ne sais quel désir.
En relisant ses mots, elle était tout plaisir.
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