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forum Index du forum forumChristiane Kuhk forumRuptures.

Auteur : Sujet: Ruptures.  Bas
 chrissette
 Messages postés : 1045
 Le lit c'est comme un
livre,on se glisse entre les draps
comme entre deux pages...
  Posté le 20/05/2006 08:10:54
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RUPTURES.



Mirages de toi.


Qui n'a jamais vu sa vie défiler comme un mirage? Ce soir-là, j'ai vu la mort qui me tendait son visage. Sans aucun doute cet écran bleu me saute aux yeux. Comme la couleur en salle de réveil, à la lisière des cieux. On a envie d'oublier, mais on n'y arrive pas.
Chaque porte, chaque miroir m'y renvoie. Ton image, ta main dans la mienne, après ou avant les étreintes, cette crainte de me perdre comme une chape qui assomme notre histoire. Loin d'être amnésique. Perdue?

Alors dans un sursaut sauvage, on se pince, on se touche, on s'engage. Pas la moindre peur de vivre, car sursis égale survivre.
Un rien nous donne la rage. Mon sang est ce feu qui éteind les ravages. Il alimente en eau le puits du moi fécond. Tant qu'il coule, mon âme est au combat. Je grimpe les sommets, arrache au vallon furibond les chemins,les sillons. J'accouche d'un garçon,
crois avoir trouvé un père, un nouveau compagnon. Délivrée du secret?

Et puis ton retour comme celui du guerrier. Après des années passées au ban de mes frontières. Ta voix, un message laissé par ci par là, un appel, entre deux décennies, un mot, un espoir.Moi qui ai crû disparaître ce soir-là. Et toi t'éloignant sur le quai.
Ta silhouette se dissipe dans la brume des marais. Et mon train file la nuit étoilée, mais sans toi. Eternelle?
Eternelle est l'inconstance.Mon coeur se nourrit de cette seule certitude. Vingt ans déjà.


Distance et temps entre toi et moi.

Combien de lieues séparent mes sommets de ton donjon?
Mes stances viendront à bout de cet indomptable horizon, de cette ligne bleue qui s'étire au-delà des points de suspension. Je les aime, tant ils courent vers l'infini, l'infiniment grand, voilà ce que m'inspire notre présent. J'aime ces matins au seuil du  possible, ces demains qui ne connaissent pas de rive, ces mains qui caressent sans toucher.

Temps explosé à la dynamite de mes tempes, où pulse le seul  chronographe de ma vie .Mon coeur, cette machine à remonter
des rivières sanguinaires. Exposées aux secondes qu'il me reste à vivre. L'inferno hic et nunc, mais en musique.

Tant que tu seras loin, mon ange ,l'espace sera compté.Et du bout de mes phalanges, je scande le rythme des nuages.
Me reviendras-tu? Sorti d'un nuage comme d'un lit cotonneux. Le blanc me va si bien, mêlé au gris de tes tempes irisées. Cascade d'étoiles cristallines éclairant ma route tout en ombres. Depuis ton départ, sombre décor. Me conteras-tu encore la mer, les  hauteurs de neige? Les mimosas en fleurs? Prague et son or gisant sur les toitures. Et ton luth berçant mes mots, tes perles d'écriture pour la plus belle des parures. Un castelet flottant notre plus doux refuge ,Catelle et le Morgan bravant l'air et le vent, emportés par l'oubli dans une ronde monotone, songe d'automne.

Comme un battement d'ailes d'un couple de cygnes au loin, comme un champs d'été moissonné au petit matin, comme un ballet de feuilles virevoltant dans les airs, je reçois ta douceur passagère.Je te regarde, mais je ne te vois pas. Je reviendrai demain ou un autre demain. Le temps m'importe peu. Tu sais, ici demain, c'est maintenant.
Je me trouve ce matin au seuil du réel. Dans ce jardin à l'ombre du virtuel, sur cette frange délicate .Dans cette allée bordée de vasques vides, et de statues maquillées au vert de gris. Entre ma vie vécue et ma vie rêvée.

Tentatives de te faire revivre.

Comme ce rictus déposé au couteau dans l'argile tendre aux coins des lèvres de cet ange déchu. Comme un  frisson d'ailes qui bat  timidement la cadence de mon métronome déçu.
La sempiternelle redondance qui coule dans mes veines.Inlassable pléonasme.
Le flux et reflux de mes nuits, la lunaison de ma fleur, le calendrier de mes pleurs, le sable qui s'écoule avec lenteur entre tes doigts. Pianissimo. Le seul train qui n'arrive jamais ce soir, comme tous les soirs, la salle d'attente est vide. Lamento.
Mais je suis là,tout près de toi.Seul refrain de mes saisons de vie ici bas. Amour, fortissimo, j'y crois.Mais comment y croire quand la lenteur de tes baisers n'atteind jamais la lisière
de mes courriers. Des mots tus.
Le papier de soie déchiré par l'épine du buisson. Et la rose qui pleure son vase. Le lierre enroule le tronc. Il perce le secret de ce coeur aux contours diffus. Les consonnes crient, la voyelle supplie la flèche disparue. La craie blanche crisse sur le tableau noir terni par les non-dits. Vieilli.
Le portail s'ouvre encore, malgré la rouille qui affaiblit
les charnières d'un ciel, mais lequel, le tien?


Réalités et désillusions.

Merveilleux coup de théâtre: les pensées d'hier chavirent. Les vérités s'écroulent, tant elles sont fondées sur des faux-semblants.Les cailloux blancs sont absents. Nos narcissismes se perdent dans les reflets troubles de cette mare aux nénuphars flétris, de nos imaginaires meurtris.
La vérité nous saute aux yeux.Triste et amère. Celle qu'on a crû vraie s'efface, mais où est donc le palace? Le réel est tout autre.
La maison, un chalet, le jardin, la poussière, le chien, le chat du voisin. Et les mauvaises herbes, la musique, une véritable cacophonie. Même la plus piquante des orties me vaut mieux que donner du crédit à cette mascarade.
Dans l'écho de nos solitudes, misère de deux coeurs. La vie est rude quand la rancoeur s'écoeure.Et les pleurs nous vident du sens de nos vies. Et que nos veines s'assèchent du sang d'un amour inassouvi, désunis. Joies simulées, rose et blancheur désuettes arrachent au paraître des baisers masqués.Théâtre d'ombres, amnésie des mots porteurs de lumière, noircis par l'inconstance et l'éphémère.Et si la clé résidait dans l'instant?S'offrir sans douter un présent renouvellé. Aérien et léger.


Solitude et souffrance.

Et que dire encore quand l'aurore s'est éteinte? Comment se nourrir de peut-être et de pourquoi? Quand l'illusion fait l'amour aux étoiles et ma mémoire le deuil du simulacre poétique
de mes étreintes non assouvies. Je gîs enamourée entre les roches et les mousses de la colline abandonnée.
Dépouillée de mes hardes, de mes vers, de mes mots choisis .Et de mes émotions aussi.Et toi, qui pointe sur moi ton hallebarde.Tu vises juste, avoue, tant tu sais combien l'impossible si souvent nous nargue. Tu me harnaches à ta vérité, à sa rudesse qui fend les promesses faites à mon coeur. Tu m'as inspiré le voyage, les grands lacs, la musique, Le rêve d'un ailleurs sans limites. A ce jour tu m'enfermes dans ce huit-clos ,étouffes mes pensées saines. Et la haine vient teinter mes propos.
Je sais l'aurore grise, quand l'absence se fait cri. Quand au zénith du souvenir, la mémoire se heurte au vide. La rivière qui gémit, seule, sous le poids du silence. Et le vent qui pleure ses nuits de ne pas revoir le ciel. Je sais l'aurore noire quand son ciel se fait souffrance .Triste, tant le soleil se fait attendre.
A la surface du lac gelé subsiste une trace, ton rire figé.
Et mes doigts qui s'accrochent sans jamais te sentir, et nos voix qui se taisent, et nos corps qui endurent, et nos pores qui respirent le polaire de ces nuits qui lui n'expire pas.
Je me souviens de l'aurore caresse qui bleuissait notre visage,
de ta bouche cueillant la mienne, de ta peau couleur de sienne,
de l'ambre saupoudrée d'étoiles qui faisait l'amour aux arbres,
de toi qui dormais en moi.
Je sais mon encre lasse de cette blancheur qui s'étire.
Je rêve L'aurore sourire et la rivière de te dire
qu'il lui tarde ton  murmure, car pour  calmer ses blessures se languit de nos je t'aime. J'espère.


Attente.

Comme un matin d'hiver, le vent flirte avec la neige. Ca fait trois heures que je t'attends. Dans ce parc aux allées gelées
où j'essaie de voir dans le miroir du lac givré une esquisse de ton sourire. Mais en vain. Ma main figée pendue au portable J'arpente, je désespère tant le froid me glace le ventre.
Nerveux deviennent mes rires. Date limite, derniers soupirs.
Notre histoire est périmée. Les canards nagent en couples dans la mare. Je me souviens. De nos rendez-vous manqués de la table du petit-déjeuner où trônaient croissants et lait frais. Aux coins de ma bouche maquillée de gelée que tu aimais lécher, après de doux baisers.Je frissonne de la tête aux pieds,
mon corps devient glaçon. Un jeune garçon se tourne vers moi:"Madame,vous avez froid?" Température en baisse. Panne de chaudière, station terminale. Tout le monde descend. Coeur à l'envers.
Enfer.

Rouge-baiser.Ton rouge à lèvres préféré. Voilà trois heures que je suis rentrée. Et que je fais claquer mes talons sur le parquet
Mais où est-il donc passé? Je vois rouge. Douze appels en absence.
Je regrette infiniment de m'être attendrie sur la couleur du vernis, le repassage,le ménage et la salade de fruits .Mais tu aimes tant quand je sens bon! Quand du bout des ongles je peigne ta toison, et quand le salon ressemble à un de ces jardins d'Italie, fleuri.Mon chéri, tu me manques.Je songe aux dernières vacances, Rome,Venise et Capri.Mais où, bong sang, es-tu parti?
Je scrute, pas un mot, pas un post-it.Mes yeux sont si rouges
qu'on dirait deux soleils. En moi plus rien ne bouge
Je sombre dans le fauteuil. Sommeil.


Rêves.

Comme un matin d’hiver.

Floconnerie tendre : nous sommes en hiver. Ruissellement timide sous le lac couvert. Miroir givre dans lequel je m’admire
Dans cette lucarne ouverte sur un très proche avenir. Rêver nos vies et nos sens , et nos pas, trouver refuge dans cet autre là-bas, si lointain et si proche et si doux à la fois. Merveilleux coulent nos rires.
Le feu, m’as-tu dit, engendre plaisir , mon sang chaud te reçoit.
Je m’ennivre de ta voix, ne me lasse pas de te lire, de te dire mes désirs Sans jamais un soupir.Et quand mon sourire chavire, je te sais toujours là.Tu recueilles mes paroles comme on amasse petit bois. Ton mot doux c’est le temps. Tu le prends entier pour moi. J’attise notre feu, de ton eau tu m’apaises. Tu veilles sur les braises pour que je n’ai plus jamais froid. La journée s’achève. Tu m’ouvres tes bras. Tout contre toi je rêve comme si j’y étais déjà. Plus un souffle ,plus un bruit. Nos deux âmes sont unies dans le berceau du silence. Comme elle est douce ton absence.

Rejoins-moi,

je t'attends au sommet de la colline,là où la rivière orpheline depuis ton départ dessine pour nous une verdoyante ravine, se déguise en gorge libertine .Et se dandine de joie, entre rocaille et lychens, le ru coquin.

Tu me trouveras, là où l'aurore drapée de ses derniers lambeaux pourpre féconde l'immaculée par l'hiver, épuisée, et dépose à mes pieds un tendre coussin de mousse au velours rasé, teinture d'éden.
Je suis là, je t'attendais depuis des mois.Tes bras m'étreignent.
Nos corps s'épousent. Dans cette ornière je suis ta cavalière.
Ta chaleur animale fend l'air irisé et dénude la nature
de ses derniers assauts austères.
Avec elle nous formons un, et le vent jeunesse emporte nos corps
dans les sillons  de l'univers. L'eau et le ciel célèbrent
la genèse en nos veines. L'amour , douce aubaine ,se fait jour
dans ce couple d'aurores bohême.

Cette goutte de rosée blanche qui perle de la corolle à la tige
n'échappe pas à mon regard. Du bout de mon index, je cours vers ton apex. Et le silence m'infflige le retour des sens. Second souffle.
Trajectoire connue, indécence limite. Récurrence de va et viens.
Changement de rythme sur cette pente qui m'inspire l'ascencion.
Sur mon front, suée de plaisir. Cordée de sourires sur mon corps.
Noeuds de murmures désirs. Accents de matins rares où le souffle se fait divin, où à deux il se fait mieux respirer qu'à un. Epoumonnés par le transport de nos baisers. Tétanisés par le carbone de nos âmes envolées . Endormis par le sournois effet de l'endorphine.
Epuisé le puits de sucre dans nos veines, salutaire cette fin, O combien secondaire .Car ta mort n'est que vaine. Demain entre mes mains tu renaîtras et au sommet de mes lèvres, tu t'écrouleras.

Viendra-t-il me faire écouter ses rires, qui pétillent dans mes prunelles comme le champagne? Viendra-t-il lire dans mes yeux  bleus comme entre les lignes? Partagera-t-il l'ombrage de la tonnelle, l'herbe fraîche et un dimanche à la campagne? S'il ne vient pas, j'irai goûter seule les abricots et les figues fraîches et sous les oliviers faire la sieste. Les cigales me chanteront un début de poésie que je partagerai avec mes amis.
J'irai embrasser leurs mots sur les marchés fleuris et glâner de nouveaux souvenirs dans les jardins, d'Italie, ou d'ailleurs,d'ici?

Jardin peuplé d'impatiens et de lupins, où tes mains cueillent les matins calins au pied d'un cerisier épanoui, ma blanche rosée. Secret d'amis.
Dans ce puits d'ombre et de lumière, du fruit de la vie tu oublies l'amer, et rayonnes de sourire en sourire allongé à mes tendres côtés, je te conte les senteurs d'hier.
Batifolant tard dans la nuit, lucioles et hannetons sèment la joie dans les yeux des grands et petits. Eclats de voix.
Et au fond de l'allée des pommiers, une porte s'ouvre derrière les hautes graminées qui font la valse du vent de l'été.
Et dans le fauteuil à la frange des paupières, le printemps bascule.
Renoncules et oeillets couronnent de succès sur mon front perlé d'amour fou, tes genoux font la prière. Tes lèvres bénissent mes joues.


Nuit blanche au coeur de la viorne jolie, qui de ses boules de neige fleuries illumine le passage.
Le merle a retrouvé sa mie. Hier matin encore elle gisait sous la fenêtre, assommée par l'illusion d'un bout de ciel dans le carreau.
Sur le mur de la maison, un écriteau,"La maitresse en ces lieux
soigne tous les maux, qu'ils soient humains ou d'animaux."
Un coeur qui palpite , un oeil écarquillé, un cri dans la haie de buis, un appel dans le taillis et sa main offre un abri.
Instants de vie intenses les sens aux aguets.
Les branches tendent leurs feuilles comme jadis elle tendait l'oreille, à cet ami qui lui contait mille malices et mille merveilles sous son arbre à palabres sortant de son sac.
Et elle y croyait à ses cric et crac.
Aujourd'hui elle vous fait goûter tous les délices cueillis jadis
aux lèvres de son ami.

Je reviendrai encore me nourrir du chant de tes feuilles lorsque mon éclat aura terni, mon espérance retrouvée au seuil d'une nouvelle vie.
Ton étoffe, un berceau de gemmes rares, mes larmes de joie, un ru coquin se joignant à la mare dans un balancement serein.
Tes mains tissant mes cheveux, voir tes lèvres déferlant le long de mon cou m'émeut.
Je reviendrai toujours me nourrir du chant de tes feuilles lorsque ma vie aura heurté l'écueil et pleuré nos nuits.
Ton souffle, au diapason d'un battement d'ailes, ta bouche murmurant des "encore", des "Viens, reste ma belle!", ici au creux de mes branches , guettons l'aurore. Ma peau contre la tienne s'élance dans une danse.
Je reviendrai me nourrir du chant de tes feuilles lorsque la lune de quartier en quartier cueille le fruit de la saison opportune. Nos âmes se nouent au coeur de ce saule, sève d'un amour fou.Il lui tarde que nos corps endurent le bonheur de se fondre dans l'or.
Je reviendrai encore me nourrir du chant de tes feuilles, le transport de nos baisers qu'un invisible treuil assure de la nuque à mes pieds.

Tu t'écroules sous le poids de tes années vertes: fruits et branches gisent au sol.Printemps aux petites fleurs, blanche neige, jaune au coeur, c'était avant-hier.
Mon ami, mon très viel arbre, cruel mon été, ta veine dorée inerte.
Maisonnette pour voyageur, à la penne fatiguée. Le coeur fendu, arraché.Le buis, reposoir de notre passé sucré.
Nichoir d'une nuit pour lui en attente du matin.
J'arrosais de tartes en fête tes yeux, ton ventre , les miens pleurent tes petites boules d'ambre.
Pic épeiche casse noisette en ton creux trouvait une tablette.
Le merle a sifflé hier soir mais son chant est noir.
Du haut du pommier il voit. Les yeux tournés vers le ciel,
on ne distingue que lui. Reste le tronc sec et gris au coeur orangé. Un mineur t'avait planté,  la mémoire de jardiner
creuse la terre du passé. Régalé les bouches nées pendant cinquante années. Confitures d'été tout l'hiver. Tes racines, ton feuillage, mon rêve jaune d'hier s'envole.


Secrets de ruptures.

Je viens de trouver une bribe de réponse, un fragment de lumière, ma prose c'est le premier des sourires, quand je rentre chez moi , après la caresse au chien, et le coucou au voisin.
Ecrire pour se sentir moins seule, car se relire crée une présence, la présence d'un autre que soi, décupler sa force, retrouver sa confiance,c'est retrouver l'autre.
Narcissisme sans doute, besoin de se sentir rassurée, par rapport aux questions fondamentales de l'existence,qui suis-je? D'où suis-je venue? Où vais-je?

Me confondre avec le tout, matérialiser par les mots une certaine osmose avec la nature et mon entourage visible, pour cueillir l'essence, retenir les sensations, extra-sensuelles, le monde sensible à mes yeux, j'aime regarder, j'aime retenir une émotion.
Immortaliser l'instant, cette idée cache sans doute une certaine peur de la mort.
Elle est omniprésente, incluse dans le TOUT, je vis au rythme des saisons, et les aime toutes.Le froid ne me fait qu'aimer davantage le chaud, et s'il ne faisait pas moins 35 degrés, les aurores boréales n'existeraient pas.

Ecrire les choses sans jamais les avoir touchées, écrire les gens qu'on ne touchera plus jamais, voilà le secret du possible, car les mots passent par le filtre de l'imaginaire et du rêve.

Mon jardin derrière chez moi revêt tous les charmes d'un jardin italien, passé par les couleurs de ma palette, tout devient possible.

Faire revivre la mémoire affective, donner du corps aux mots, redonner de la vie à ce qui en apparence n'est plus, tant l'héritage en est profond. Rompre avec le silence, ou mieux l'apprivoiser, écouter ses silences et les habiller de phrases, se faire costumière des sens, du sens, pour toucher l'essence de l'Etre.Au bout d'un silence,il y a toujours un toujours,une image à cueillir. Rompre avec cette peur du vide et de l'absence, de l'abandon. Ecrire, c'est doute s'abandonner à  son moi profond, pour mieux se retrouver, et découvrir des impressions ignorées, car avec le recul, le temps imprègne de son encre indélébile, et ce qu'on croyait anodin, nous saute aux yeux comme la plus criante des vérités, l'écriture permet cette vision en profondeur, la page blanche devient soudain comme une loupe grossissante, comme l'entrée d'un tunnel, qu'on croyait noir, mais il y a là une lumière intérieure, éblouissante, c'est l'authentique rupture d'avec le vide.

--Message edité par chrissette le 2006-07-22 12:39:29--


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 maryjo/cyrael
 Messages postés : 7413
 archiver HIER. Vivre ce JOUR.
espérer un Futur..ma
citation..maryjo
 maryjo/cyrael
  Posté le 20/05/2006 14:25:46
Send a private message to maryjo/cyrael
Noeuds de murmures désirs. Accents de matins rares où le souffle se fait divin, où à deux il se fait mieux respirer qu'à un.Epoumonnés par le transport de nos baisers .Tétanisés par le carbone de nos âmes envolées . Endormis par le sournois effet de l'endorphine.
Epuisé le puits de sucre dans nos veines,salutaire cette fin,O combien secondaire .Car ta mort n'est que vaine. Demain entre mes mains tu renaîtras et au sommet de mes lèvres, tu t'écrouleras.

...J AIME  TE LIRE ! ! ! !

QUELLE ECRITURE...RECIT DE VIE..c est dur !


QUELLE  grande  PLUME...

bise à toi-- chrissette !

--Message edité par maryjo le 2006-05-21 15:59:14--

 
 Cécil John Rhodes

Tant de choses à faire, si Peu de Temps pour les Accomplir..








MARYJO
 chrissette
 Messages postés : 1045
 Le lit c'est comme un
livre,on se glisse entre les draps
comme entre deux pages...
  Posté le 22/07/2006 06:02:29
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Nouvelle tentative, essai de prose.


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 magiedelesprit
 Messages postés : 1412
 magiedelesprit
  Posté le 22/07/2006 10:40:27
Send a private message to magiedelesprit
comme je rejoins Maryjo,
tu nous enchante de tes écrits... de ta vie en pointillés entre rêve et réalité, entre espoirs et desespoirs, tu nous abreuves de mots aux mille couleurs, aux mille paysages...
je retiendrais cette phrase, dans ce texte où toutes sont magnifiques... mais celle ci comme un sésame au bonheur:

"Et si la clé résidait dans l'instant?S'offrir sans douter un présent renouvellé.Aérien et léger."

je pense que oui, mais quel perilleux exercice de tous les jours que ce présent renouvellé...
encore faudrait il n'avoir aucune mémoire sur hier....
etre en amnésie du bonheur à chaque réveil...

bises, et amitié Chrissette
nathalie

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