pierwattebled Messages postés : 536 Ce qui ne nous détruit pas nous fortifie |
Posté le 20/03/2008 05:20:36 | | C’EST LE PRINTEMPS !
Le ciel, d’un bleu limpide, frissonne sa froide clarté. C’est le printemps ! Quelque chose traîne dans l’air. Mais quoi ? Oui, quoi donc ? De rares cumulus blancs projettent leur proue sur un océan d’azur immobile, mimant l’éternité.
Quelque chose traîne dans l’air ! Le parfum subtil d’un bourgeon : blessure discrète fuyant sa prison, secrète pensée, ou faible tumulte d’une révolte en chemin : au terme de l’hiver, la liberté, enfin !
Bien sûr, je ne suis qu’un homme. Ce qui est peu et beaucoup à la fois. L’hiver a fait long feu où j’ai chauffé mes doigts, pour tenir aujourd’hui ces quelques bouts d’espoir, comme ultime viatique. Alors je pose l’oreille contre le tronc du grand chêne ; celui qui puise sans cesse aux racines de l’histoire la ferveur des regains.
Un bruissement lointain fourmille sa sève puissante, et j’entends sourdre l’allégresse des sources au cœur de mes pensées. C’est le printemps !
Je suis prêt à tout. Autant que mes forces me permettront. A tout croire, à tout prendre. A me battre bec et ongles pour un peu de lumière au cœur de la vie.
A poursuivre sur les sauts des cascades, l’utopie aux reflets du temps, jusque dans l’inachevé. Si elle gagne ma pensée, elle se dessine la dignité.
Je vais te retrouver place des forums, où nous parlerons des heures de gloire autour d’une menthe à l’eau. Me restera – t-il quelques miettes de liberté à offrir aux oiseaux avant que l’infortune ne coule à flot. C’est le printemps ! N’entends-tu pas ses roulements de tambours, et les cris de ses assauts. Après la poudre, les canons, la mitraille, les pleurs des cachots, s’inclinent les drapeaux.
Aux rubans sur les gerbes, je préfère les bouquets. Vois, je te l’offre à présent. S’il pouvait te faire rêver ?
Le ciel d’un bleu limpide frissonne sa froide clarté. Quelque chose traîne dans l’air. Mais quoi ? Quelqu’un lève son drapeau blanc ! C’est le printemps ! Bien sûr, elle n’était plus qu’une femme défigurée et blessée, en pleine conscience de son tourment. Tumulte d’une révolte en chemin, au bout de l’hiver. La liberté ! Enfin ! Vive le printemps !
Pierre WATTEBLED – le 20 mars 2008
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