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Auteur : Sujet: Vegevore  Bas
 Charlie P. FeO
 Messages postés : 183
 Loi de la variété requise
(essentielle en cybernetique) :
dans tout systeme quel qu'il
soit c'est l'élément le
plus souple qui prend
 Charlie P. FeO
  Posté le 13/01/2006 16:00:43
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Je ne sais pas si j'ai le droit de mettre ça là... c'est un manuscrit qui à gagné un petit concours. Je pense que jusqu'à la remise des prix il est encore à moi. Donc il est à vous

[i]ah oui... désolé pour les fautes s'il y en a...[/i


VEGEVORE

                                                                                                                                             
Alix et moi nous nous sommes rencontrés il y a deux mois. Elle était si jolie. J’étais si triste. Peu à peu la vie m’a souri, la demoiselle m’a aimé. Puis nous avons vécu ensemble, elle, moi… mes feuilles, mon tabac et notre herbe.
Je fumais beaucoup. Non pas que j’ai quoique ce soit à fuir, ma vie me convenait parfaitement ; j’aimais une femme qui m’aimait, le monde allait bien… enfin ! ! !
Et pourtant, je fumais beaucoup. Au début je ne cultivais pas. J’achetais directement ma consommation à un ami de l’université. Lui, grand herboriste amoureux des fleurs,  plantait de l’herbe depuis un certain nombre d’années et pratiquait toute sorte de test et d’essais sur ses cultures. Ainsi chaque mardi devenait prétexte à l’étalage obscène de ce qu’il nommait lui-même ses « bébés-éprouvette », scrupuleusement alignés, emballés, prêts à consommer. Indica et Sativa s’entrelaçaient à l’infini, mélangeant passionnément leurs couleurs à une épaisse pluie de saveurs. Ainsi, sous l’influence impérieuse des croisements les plus divers, l’air frais de l’atmosphère éclatait mon système oculaire, tâchant soudain mon regard de ruisseaux ensanglantés. Chaque nouveau « trip » était différent du précédent, et mes sens ne se lassaient jamais d’en faire l’expérience.
Alors j’ai commencé à acheter plus gros ; trente, cinquante ou cent grammes d’un coup. Notre petit appartement fumait tout le jour, libérant par l’ouverture réduite de la baie vitrée une épaisse émanation grise qui s’étalait sur le ciel. Je pouvais passer des heures à laisser s’enrouler la fumée sous mon palais, à la libérer par petits souffles discontinus que j’accumulais entre mes lèvres sèches avant de la projeter en petits ronds au plafond.

Alix aussi fumait, mais pas autant que moi.
Elle aimait beaucoup sortir de chez nous, pour aller se promener. Longtemps, je la suivis partout ; cela me plaisait d’être ainsi invité dans ses voyages quotidiens. Toujours je prévoyais une pochette de plastique remplie à ras bord d’herbe, soigneusement fermée et dissimulée dans une poche cachée de mon jean. Alors qu’elle courait partout comme une enfant émerveillée, je m’asseyais non loin, souvent sur une pelouse, et roulais entre mes doigts engourdis, un joint pour l’occasion. Les premières bouffées étaient pour ma douce, qui les inhalait en riant, toujours. Puis je prenais la suite, presque religieusement, bouffée après bouffée, jusqu’à m’en brûler les doigts. A ce moment là, allongé au soleil, je laissais vagabonder mon esprit sur son corps magnifique. En proie à mes délires, je glissais le long d’un de ses cheveux d’or, avant d’atterrir tant bien que mal sur l’arrête de son nez. Pour ne pas tomber de si haut, je m’accrochais solidement à la paupière la plus proche, me laissant balancer jusqu’à son oreille, et m’installais confortablement dans la tiédeur de sa nuque. Mais immanquablement, elle me réveillait, toujours mécontente, se plaignant soit de la pluie qui cinglait nos visages, soit du regard gêné des passants bien pensant ou parce que la police  était venu nous demander de partir quelques instants plus tôt.                                                

Ainsi, tête basse, main dans la main, nous rentrions chez nous, où  nous attendait, dans la chaleur du logis, l’un des jouets préférés de mes petits plaisirs : un grand tube de plastique rouge sang, transpercé d’un second tuyau, beaucoup plus fin, que nous avions affublé d’un  réceptacle de métal gris, récupéré par mes soins sur un marqueur de tableau d’école. Cette pipe à eau, je l’avais fagoté d’un millier de petits surnoms affectueux : « mon bébé, mon ange, ma guitoune, pitchoun… ». Je n’avais pas autant de sobriquets pour Alix qui, jalouse, ne se privait pas de me le reprocher. Mais qu’importe nos disputes ; quand venait le moment sacré d’absorber notre dose, l’instant, soudain, se cristallisait. Nos gorges, avides, ne laissaient plus écouler le moindre son. Nos mains fébriles désagrégeaient la matière jusqu’à la réduire en poudre très légère qu’on enfouissait, radieux, dans le réservoir métallique de la pipe. Et c’est dans un grand silence mystique que nous provoquions à chaque fois le hoquet des bulles d’air bouillonnantes sur la surface de l’eau tiède.

Alix était studieuse. Chaque matin je l’entendais se lever pour partir à l’université. Très doucement, elle glissait le long du matelas jusqu’au sol, pour ne pas me réveiller, passait la moitié d’un heure dans la salle de bain, se servait une tasse de café, avant de m’embrasser délicatement sur la joue, et de tirer la porte derrière elle.

Moi, je ne bougeais pas. Cela faisait plus d’un mois que je ne n’allais plus en cours. Après tout qu’y aurais-je fait de plus que fumer au foyer, fumer aux intercours, fumer au snack, fumer aux toilettes… Le cannabis prenait, je m’en rendais bien compte, de plus en plus de place dans ma vie, mais cela me convenait bien. J’aimais planer. Alors je me laissais aller dans les douces vapeurs de mon rêve, de mon vice.

J’avais fait de ma dépendance une nouvelle morale, basé sur le bien être. Mais ma consommation de cannabis montant en flèche, ce nouvel état d’esprit se trouvait chaque jour un peu plus compromis par des problèmes majeurs qui s’imposaient à moi. J’avais remarqué qu’il me fallait intensifier les prises pour rester dans l’état comateux que j’appréciais tant. Or, les paquets de trois cent grammes flambaient plus vite que je ne parvenais à les revendre. Tout ce qui me restait plus d’une seule journée dans ma poche partait en fumée le jour suivant. Jusque là, Alix avait couvert la plupart de mes dépenses. J’éprouvais un peu de honte à être ainsi entretenu, mais mon inconscient s’arrangeait toujours pour refouler mes états d’âmes ; ainsi, je ne m’en étais jamais trop préoccupé. Mais la situation s’aggravait très vite. Mes dépenses dominaient de loin nos recettes, au point que dettes et factures débordaient chaque matin de la boîte aux lettres. L’arrêt de mes études m’avait définitivement privé de tout aide financière de la part de mes parents. Et je ne travaillais pas. Si je voulais m’enfoncer encore un peu plus dans le bonheur, il me fallait rapidement trouver de l’argent.

Quand Alix rentra ce soir là, elle me trouva dans un état de surexcitation avancée. A mes pieds trônait un monticule d’emballages cartonnés vides, et tout un pan de l’appartement avait disparu derrière une gigantesque armoire en fer blanc. Passée la surprise, elle me demanda, méfiante, ce que tout cela signifiait. En quelques mots je réussis très bien à lui expliquer comment, dans la matinée, j’avais eu la bonne idée de me rendre à la banque, où un monsieur de la direction avait finalement accepté de me faire un prêt en argent sonnant et trébuchant. Avec ce nouveau pactole, je m’étais rendu dans une boutique de jardinage « un peu spéciale » ou l’on m’avait longuement conseillé sur le matériel que j’allais devoir acheter.

J’avais alors utilisé le reste de ma journée à installer tout mon attirail dans notre salon. J’étais conscient que cela prenait un peu d’espace et qu’elle aurait désormais quelques efforts à fournir pour se glisser jusqu’au poste de télévision, mais comme nous ne regardions que très rarement ledit appareil, j’avais pensé que cela ne la gênerait pas trop… J’éprouvais une importante difficulté à tenir mon regard fixé sur le sien tant j’appréhendais le blâme qui devait suivre. Mais ma vénus ne me reprocha rien. Elle eut un merveilleux battement de cils, ses lèvres s’arquèrent dans un ravissant sourire, ses mains caressantes se rapprochèrent des miennes…. Je crois qu’Alix était heureuse, ce jour là, de me voir si entreprenant dans le rêve que j’essayais de fixer. Nos deux corps se rencontrèrent, les baisers délicieux se firent passions, tandis que nous tombions au sol dans une explosion de bonheur amoureux.

Hier, commença ma première journée de cultivateur moderne. Tout était installé et sous tension, du terreau aux tuteurs en passant par la lampe. La lampe… Elle illuminait la pièce d’une agréable lueur, chaude comme un soleil que j’aurais capturé. Dehors, le temps était à la  pluie. La baie vitrée ne renvoyait, à travers les persiennes, que grisaille et souffrance d’un ciel de février. Alors qu’ici, chez moi, dans mes trente mètres carrés de murs blancs et d’éviers sales, c’était l’été ! Je finissais de rouler un joint colossal pour fêter la bonne nouvelle quand j’eu l’idée de rapprocher le canapé de l’armoire. Ainsi, j’étais confortablement installé pour profiter de ma nouvelle vie.

Alix rentra trop tôt ce soir là. J’étais encore installé à la même place, que je n’avais pas quitté de la journée, les yeux rivés sur les monticules de terres qui couvaient mes chères graines. Au-dessus d’elles, la lampe illuminait la scène d’un halo douceâtre. Posé en équilibre sur mon bassin le cendrier rempli s’était renversé sur moi, marquant de cendre grise le bas de mon pyjama blanc. Arraché à mon adorable léthargie, il fallut me relever pour embrasser ma compagne. Je dus également écouter toute l’histoire abrégée de sa journée, la prendre dans mes bras pour la consoler d’un examen raté, rire avec elle d’une multitude de choses tragiquement dénuées d’intérêt, avant de la voir, avec soulagement, se glisser, complètement nue, dans les draps propres du lit deux places. Content de m’en être débarrassé, j’allai replonger dans ma bienheureuse nonchalance, quand mademoiselle eut l’effronterie de se relever pour me faire remarquer que la lampe éclairait trop fort et qu’elle ne parvenait pas à trouver le sommeil. Rageur, je fermais le placard et m’endormis mois aussi.

Voilà deux semaines que nous n’avons pas fait l’amour. Ca ne me manque pas. Je n’ai plus envie de sexe, toute ma volonté se tend dans un but unique : la croissance de mes chéries. Mes petites plantes demandent énormément d’attention. Il faut rassasier leur soif de vie, avec de l’eau agréablement tempérée, pas trop fraîche mais pas tiède non plus. Il faut aussi contrôler la température, l’éclairage et l’humidité de la pièce ; j’ai parfois l’impression très agréable de vivre dans un pays tropical. Je mets beaucoup d’importance dans l’ambiance sonore : c’est sur un fond de « sonate au clair de lune » que mes amours pointent le bout de leurs feuillages. Je travaille dur, mais elles me le rendent bien, elles me communiquent leurs vitalités. Assis sur le canapé, j’ai l’impression de grandir avec elles.

Encore une semaine qui vient de s’écouler. Leurs croissances continuent sans problème. Elles sont déjà belles, mais j’en attends encore plus. Tous les jours je leur parle, tous les jours je les soigne. Alix dit que je deviens timbré. Je crois qu’elle est jalouse. J’ai l’impression qu’elle  ne rentre plus tous les soirs… mais ça n’a pas d’importance. Ici c’est le bonheur, c’est une grande journée d’été perpétuelle. Je reste assis devant la lampe, me délectant de sa lueur, de sa saveur, tandis que s’épanouie au ras du sol toute une petite tribu de plans femelles en pleine photosynthèse. C’est très beau à regarder. Dans ma main pousse un nouveau joint.  Les journées s’égrènent au rythme du mini arroseur automatique que j’ai installé voilà trois jours pour réduire encore un peu plus ma charge de travail. Dès lors, je ne bouge plus de mon fauteuil, et c’est très bien comme ça. Je me sens redevenir adolescent avec « elles », j’ai l’impression unique de ressentir ce qu’ « elles » ressentent. Je suis nu et au bout de mes doigts de pieds poussent d’étranges petits filaments marron qui cherchent à s’enfoncer dans le carrelage du salon. J’ai intuitivement compris que ces fils cherchaient à se mettre en terre, alors j’ai posé mes pieds à l’intérieur de l’armoire, directement sur le terreau en veillant à ne gêner aucune de mes protégées. Mes cheveux verdissent un peu, ils sont très humides et s’emmêlent facilement. A certains endroits j’ai même de grosses boules de nœuds impossibles à défaire.

J’ai l’impression de changer, non plus seulement de vie, mais de forme. Mes doigts se sont allongés, je ne suis plus capables de me mettre debout, et la couleur de ma peau, tout comme ce qui fût autrefois mes cheveux, à extraordinairement verdie. Je ne peux pas expliquer ce phénomène, mais je me sens irrésistiblement attiré par la lampe. Mes bras, mes jambes et mon sexe se tendent, s’allongent vers la lumière. Alix n’est pas rentrée depuis un bon moment, mais à vrai dire, je ne parviens pas à me souvenir en quoi cela devrait être important… en fait, j’ai de plus en plus de mal à poser un visage sur ce prénom. Il semble que je perde plusieurs de mes fonctions motrices, cognitives et sensorielles. Mon esprit est vide. Je me sens bien. Je leur ressemble.

Nous avons besoin d’eau ! Notre source est tarie, l’arrosage régulier auquel nous nous étions habituées semble ne plus fonctionner. Notre soleil fait aussi des siennes,  il s’est mis à clignoter, nous plongeant toutes dans la terreur. Je voudrais pouvoir me dresser plus haut que je ne le suis déjà, peut être même me déplacer, de manière à découvrir un nouveau point d’eau, un nouveau soleil, où nous pourrions toutes vivres dans l’harmonie et le bonheur. Je ne sais pas d’où me viennent toutes ces idées saugrenues… Mes sœurs ricanent de me voir si entreprenante. Et pourtant si rien ne s’arrange nous allons toutes mourir… quel malheur de n’être qu’une plante.


*****************


De larges fleurs avaient écloses sur le coton de ma robe quand je revins à l’appartement au milieu du mois de mars. Un coup d’œil dans le miroir de l’ascenseur me révéla deux yeux verts, surlignés de noir, sous une chevelure d’or librement relâchée. Je pensais à lui, quelques étages plus hauts, sans aucune nouvelle de moi pendant toutes ces semaines. Comment lui dire qu’un nouveau garçon avait fait chavirer mon cœur, encore, que je n’y pouvais rien… J’allumais nerveusement une cigarette. La clef  tourna deux fois dans la serrure, la porte s’entrouvrit légèrement, laissant suinter une infecte odeur de moisissure qui me fit reculer. J’entrais inquiète, mais faillit succomber sous la chaleur ; le thermostat, qui avait du subir des disfonctionnements, affichait la bagatelle de 41 degrés celsius. A ma grande surprise, Guillaume ne semblait plus occuper les lieux bien qu’il subsistât encore la totalité de ses affaires.

Demeuraient aussi les vestiges de ses dernières lubies : notre canapé, encombré de mégots, de papiers à rouler et d’un pochon de cannabis plein, collé au plus près des battants ouverts de la grande armoire de fer blanc, ramenée au centre de la pièce. Dans l’armoire une énorme lampe avait noircie les parois internes du meuble, ainsi que les cadavres d’une quinzaine de petites plantes vertes, desséchées, étendues à l’intérieur d’un rectangle de terre noire. Sur le fauteuil traînait inexplicablement l’une de leurs semblables, plus grande, les racines à moitié arrachées du sol et le bout des feuilles désespérément tourné vers l’évier de la cuisine.




Charlie P. FeO         -       décembre 2005   -

"Charlie P. FeO"
 gherpe
 Messages postés : 564
 C'est le repentir qui mene au
Paradis, mais pour se repentir, il
faut avoir péché...
  Posté le 14/01/2006 03:31:13
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Bonne idée!
A retravailler, sans doute, afin que cette nouvelle soit parfaite, mais c'est vraiment bien

mon site perso
 Charlie P. FeO
 Messages postés : 183
 Loi de la variété requise
(essentielle en cybernetique) :
dans tout systeme quel qu'il
soit c'est l'élément le
plus souple qui prend
 Charlie P. FeO
  Posté le 14/01/2006 13:39:29
Send a private message to Charlie P. FeO
j'ai un probleme avec le travail
non sans rire : c'est la 3 eme version je crois et je trouvais la 1ere bien meilleur... mais des potes mon conseillé, mon ex surtout, du coup j'ai refrappé... à tort. J'ai perdu la premiere version en plus ! je suis vraiment trop bordelique.
Ceci dit c'est clair qu'elle est pleine d'erreur, je suis content que tu en parles, tout le monde me dit le contraire depuis que j'ai gagné... les gens sont trop c.ns : gagne un prix et ils sont tous à tes bottes... pauvres gens... merci encore une fois de ton intêret pour mes textes,ça me motive énormément pour avancer.

"Charlie P. FeO"
 REITH ADAM
 Messages postés : 7
 Mens Sana In Corpore Sano
  Posté le 27/01/2006 17:14:01
Send a private message to REITH ADAM
Désolé,
Mais sans mauvais jeu de mots, ça sent l'apologie du cannabis à plein nez !
Et gagner un prix avec, je trouve ça franchement de mauvais goût...
A méditer...
Et un petit coup de THC, un !

NP
 Charlie P. FeO
 Messages postés : 183
 Loi de la variété requise
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 Charlie P. FeO
  Posté le 27/01/2006 20:20:02
Send a private message to Charlie P. FeO
C'est drôle, moi qui pensait avoir écrit sur l'amour, l'aveuglement et la mort...
A méditey itoo.
Enjoy!

"Charlie P. FeO"
 Marionlubreac
 Messages postés : 35
 TOUT S ARRANGE TOUJOURS
  Posté le 15/03/2006 08:44:38
Send a private message to Marionlubreac
moi j'adore!
c'est slurpibisant poussinours!
Marion


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