brahim darghouthi Messages postés : 47 |
Posté le 28/08/2007 14:54:51 | | Ne sois pas triste … Cette nuit, je te cueillerai une étoile qui ne se couchera jamais
Un texte de :
Essia Skhiri
Traduit en Arabe par: Brahim Darghouthi/ Tunisie
Premier grain : Une perle de verre d'un collier de lumière qui ne s'éteint pas
Sans mots
Je resterai sans noms quoique le temps pluvieux m'emportera avec ses chants mélodieux et quoique tu m'inventeras des noms majestueux qui s'abattront abondamment sur moi. C'est que je suis voué au service du vide. Joffre au vent mes noms fuyants. Oh ! Garde des secrets du puits. Toi qui monte des de l'odeur des jours immergés des couleurs jaillissantes de la pupille de la nuit en sommeil … Oh ! Maître des rêves marmoréens déferlants de la taille du néant, tu les racontes à chaque coucher de soleil à ceux qui ont bâti des temples pour le rêve en déclin. Des temples où ils hument le parfum de l'âme lorsqu'elle se fait voir dans son éclat …
A cet instant, il se manifeste dans le rêve difficile du noir des couleurs comme une aurore mouillée de tristesse. Et un froid glacial sortira d'entre les doigts du vacillant qui s'est absenté à l'heure du péché.
Sur sa croix, il convoite le salut du lacet de la duperie qui embrasse l'amour flamboyant dans les yeux passionnés, pleines d'une vieille haine couronnée d'une stupeur, de verres, de chauves souris et de regret qui n'apparaît que lorsque l'heure des comptes s'arrête de ronger la paix fuyante pour s'égarer dans les profondeurs d'une question qui s'est révoltée contre le silence des lieux … Pour quoi … Pour qui … Est-ce que … Comment … Quand …. Où …. Je serai pour toujours celle qui habite entre les bras de la langue qui m'offrira ce qui déborde de l'eau des noms nageants dans les ténèbres en attendant sa première naissance.
C'est moi qui a arraché de la lumière, bon grés, mal grés, une rose qui s'est implantée dans l'après midi de l'âme blessée, dans l'utérus de l'obscurité et l'argile du départ vers les contrés du chant voltigeant …
C'est moi qui cherche mon identité dans les endroits où manque la réjouissance … Je me trouverai par ci, je me trouverai par là.
Maintenant, je te vois triste. Et se sera sans importance, si je cueillerai pour toi une étoile qui ressemble à une fleur … Quelle importance aura cette étoile si l'enfant lointain de l'icône ne rira pas. L'enfant qui pose la tête sur la moitié d'un rêve et qui fuyait le monstre d'un cauchemar de la nuit en déclin. Une nuit qui montre des dents aux rires de la cendre. Une nuit qui tend des bras en roche pour étrangler les éclats de rires qui défient l'anéantissement.
Ton rire est un son soufflé par l'homme des cavernes dans la flûte des longues journées distribuées entre les rêves et les daims des murs creusés par les envols de la première Chérazad pour l'enfant qui grandira demain ; non voulant lui faire connaître la triste chanson du berceau d'un monde où le loup a déchiré à belles dents la joie de Leila qui s'est dirigée vers la foret des rêves cherchant pour son vieux père et ses petits frères de petits grains de joie que les mites des laboratoires explosant ne peuvent pas carier ainsi que l'ivresse qui prend toujours le coté des maison en ruine en gazouillant entre ses murs .
Nos rires lointains dissimulés … iva Vayan… ouva Je te cueillerai cette nuit malgré toutes les peines un lys qui exaltera l'odeur des étoiles …
L'étoile a aussi un parfum qu'elle distribuera aux abattus qui regardent avec orgueil le déshonneur des journées. Ils sont fiers, malgré la tristesse des années décharnées. L'étoile est plus apitoyable de moi , que moi-même . Je la voyais, lorsqu'elle se consacre au silence entrain de chanter mes secrets qui trahissent mon poème… Cette étoile te chuchotera cette nuit au moment où tu buvais ton café froid : Donne la liberté aux oiseaux de la tristesse et viens dans mes bras car la mort n'a jamais épargné un cœur vaste guidé vers la lumière lorsque les volcans en éruption se tarissent en engloutissant dans leur alluvion des caravanes de gens qui n'ont pas su trouver la route de la lettre limpide , et la couleur qui ne trotte pas dans l'arc en ciel volé par ta plume par mégarde de la lumière économisée entre tes doigts tendus aux mille spectres , et plus loin encore .
Lorsque le roi des nuages était endormi sur le dos d'une goutte de joie qui brillait dans les yeux de l'enfant vagabond … La mort viole la voix de celui qui était à l'abri de la disparition. Mais ce corps triste qui nous accompagnait n'est que des vers
Qui augmentent la gourmandise de la terre à la viande puante .
Quel est le secret de notre nostalgie dans nos profondeurs envers la terre? Oh ! Toi qui a volé les secrets du puits … Quel est le secret du parfum de la terre mélangée au sang qui masque toutes les autres couleurs …? Quel est le secret qui laisse que cette chaire tremblante s'accroche à l'eau de la terre qu'on ne peut voir qu'avec nos cœurs brisés qui pleurent à cause de ce phénomène …? Pour quoi nous sommes aveugles envers ce qui s'en va très loin dans nos corps ….?
Il s'en va maintenant dans le chemin qui mène là haut dans les cieux .
Je le voyais debout dans l'isthme du silence en train de récupérer ses souffles … Je le voyais délaissant derrière lui une longue route qui mène à nulle fin amassant des questions en feu …
A chaque pas dans ce chemin, nous posons une question qui nous afflige des souffrances qui ne s'attendrissent jamais ….
Nous rencontrons dans ce chemin des histoires vierges qui n'acceptent pas de se renouveler. Des histoires en larmes qui arrosent la triste lierre et les azeroliers sauvages qui donnent des roses pour réjouir les enfants bohémiens venus des espaces lointaines pour offrir à la terre un soleil de rêve et de lune …
Celui que tu as rencontré entrain de parcourir la terre pendant une matinée où les nuages sont traversés par le soleil t'a noyé dans un poème …
Celui dont le pas était éblouissant comme une étoile dans l'éternité est parti en s'étendant dans l'âme pour que tu reste l'enfant du poème en fuite … Celui qui s'en aille à la recherche de sa femelle qui lui a allumé les battements de l'âme dans le cœur de l'obscurité comme une bougie dont la chaire est en rosée, a quitté les lieux …
Celui qui est parti après avoir combattu la vie par l'amour a laissé derrière lui le parfum de sa voix affaiblie par le temps comme offrande aux hirondelles voyageuses vers le printemps, vers leurs nids, vers le duvet des oisillons qui réchauffent le cœur affligé à cause de l'heure du départ.
La mort te reprend afin que ta voix restera comme un phare qui s'élève au bord de la mer houleuse …
Règle les cordes de la harpe pour faire jaillir le chant de la vie.
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