UNE LUEUR DE STRASBOURG…
A : MARY JO « CYRAEL »
…Nous laissions dès le matin Mulhouse
Et les arbres nous accompagnaient
Nous longions des terres parfumées
Des champs où les épis doraient…
Nous étions la Vallée Du Rhin
Les champs s’étendaient à perte de vue
En s’accouplant au bleu de l’horizon…
Nous étions trois en cours de route
Moi, mon ami et Bernadette…
Que de détours, que d’arbres ombrés
La route n’en finissait pas de nous inviter
Vers midi Strasbourg paraissait
Les murs blancs accrochaient nos regards
Fin Août 1980 est une date
Qui me fait encore re/vivre…
Le repos des guerriers éreintés par le trajet
De la Côte Méditerranéenne d’Espagne
En passant par le Sud de La France
Des villages qui dormaient la nuit
Des villages qui veillaient en cours de route
Des villes oubliées sous les lampadaires
Des villes qui rêvaient derrière les persiennes
Et d’autres qui se réveillaient lors du voyage
La vie reprenait son pouls des jours
La vie s’animait « dès l’aube… »
Et je me souviens encore
Du Rhin aux mille facettes
Des fois il étincelait de mille feux
Des fois encore il paraissait rêver
Et ses eaux déversaient à mes yeux
Des paillettes argentées, des gouttes de rosée
Et sous le pont une péniche attendait
Les appels pour une autre croisière…
De la rue de Soultz je regardais
De la croisée du 3 ème Etage
Je suivais un contingent d’enfants
Ils jouaient, chantaient, riaient…
Les passants pressés, les voitures qui passaient
Les soirs nous faisions des tournées
Place Kléber, les Marchés, les Avenues éclairées
Les magasins aux feux étincelants
Et moi je ne faisais que rêver
Sentir l’arôme déversé par la convivialité
Et je me souviens encore
En retirant une partie du voile de la mémoire…