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Auteur : Sujet: Le rattachement à la France, issue de secours des Belges francophones?  Bas
 Philippe de Neuville
 Messages postés : 603
 "La critique est aisée, et
l'art est difficile."
 Philippe de Neuville
  Posté le 28/11/2007 13:25:55
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Le rattachement à la France, issue de secours des Belges francophones?
BRUXELLES, 28 nov 2007 (AFP) - 28/11/2007 05h20

Il y en a à qui la grave et interminable crise politique qui mine l'unité de
la Belgique redonne de l'espoir: les "rattachistes", ces francophones belges
qui veulent leur rattachement à la France.

Depuis les législatives du 10 juin, les tractations entre partis
néerlandophones et francophones libéraux et chrétiens-démocrates pour former
un gouvernement butent sur la dévolution de pouvoirs supplémentaires aux
régions, réclamée par la Flandre, faisant craindre pour la survie de la
Belgique.

Si l'échec était consommé, la Flandre pourrait être tentée par l
indépendance. Les francophones devraient alors envisager soit de former avec
la Wallonie et Bruxelles un Etat de 4,5 millions d'habitants, soit de
demander le rattachement - ou au moins leur association - à la France.

Pour les "rattachistes", la réponse à cette crise providentielle va plus que
jamais de soi.

"Le vrai contrat d'avenir pour les francophones d'une Belgique en voie d
évaporation consiste en une association étroite --culturelle, économique et
politique-- avec la République française", ont réaffirmé une centaine de
militants lors d'une manifestation récente à Namur, capitale officielle de
la Région wallonne.

Depuis la création de la Belgique en 1830, "le mouvement en faveur d'un
retour à la France a toujours existé", souligne Laurent Brogniet, secrétaire
général du Rassemblement Wallonie-France (RWF), parti fondé en 1999.

"Le mouvement centrifuge qui, sous l'impulsion du nationalisme flamand,
aboutira à la fin de la Belgique ne s'arrêtera jamais", prédit-il.

"La Flandre est une nation? Très bien. Divorçons et parlons nous comme des
adultes", ajoute M. Brogniet, un consultant financier de 42 ans, ancien
militant libéral.

"Le pire", à ses yeux, serait "le maintien de la Belgique moyennant la
satisfaction des revendications flamandes" visant à dépouiller l'Etat
fédéral de pouvoirs importants (fisc, sécurité sociale, emploi) au profit
des régions et à affaiblir les francophones à Bruxelles et en périphérie.

Pour Didier Melin, 29 ans, traducteur, qui milite au RWF depuis un an, "la
concurrence fiscale" entre régions belges que revendique une Flandre plus
riche et plus peuplée "tuerait la Wallonie".

L'argumentaire du RWF est rôdé. A l'appui de sa thèse, il invoque évidemment
d'abord une langue commune et des liens historiques.

Mais son choix se veut aussi réaliste: s'il y avait partition de la Belgique
 l'ensemble Wallonie-Bruxelles, frappé par un fort chômage et héritant d'une
dette d'environ 100 milliards d'euros, ne serait pas viable.

La "solidarité de la France" présenterait d'indéniables avantages sur le
plan économique.

Autre "plus": la pression fiscale est nettement moins forte en France qu'en
Belgique pour les petits et moyens revenus, sans que la protection sociale
et le système hospitalier belges soient pour autant supérieurs, souligne le
RWF dans ses tracts.

Perspective alléchante, si Bruxelles devenait territoire français, plus
besoin de parler aussi néerlandais pour y être fonctionnaire ou agent des
services publics.

Du coup les rattachistes, qui se sentaient auparavant "ostracisés",
retrouvent les faveurs de la presse belge. Mais ils savent aussi que l
option qu'ils défendent n'a de chances d'être prise en compte que si la
Flandre se sépare.

Pour l'instant ils restent encore très minoritaires et sans grands moyens:
1.000 adhérents, 3.000 sympathisants et 26.000 électeurs, pas de locaux, pas
de soutien financier", résume M. Brogniet.

Pour Michel Hernans, politologue à l'université de Liège, "les francophones
ne voient pas à quel point la situation est bloquée, ils pratiquent un peu
la politique de l'autruche". Pour le moment, "leur premier réflexe est de
vouloir sauver le pays, pas de se réunir à la France".

 http://i34.servimg.com/u/f34/09/00/83/70/bannie11.jpg

Neuville

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