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Posté le 22/10/2007 14:22:44 | | Belgique: divergences entre Flamands et francophones confirmées par sondage
BRUXELLES, 22 oct 2007 (AFP) - 22/10/2007 08h56
Néerlandophones et francophones de Belgique restent aux antipodes sur le programme et la composition du gouvernement belge, quatre mois et demi après les législatives, et même sur le Premier ministre apte à le diriger, selon un sondage paru lundi dans La Libre Belgique.
Quelque 61% des Flamands interrogés jugent "nécessaire" une grande réforme de l'Etat, autrement dit un nouveau renforcement des pouvoirs des régions, à commencer par la Flandre (nord), au détriment du gouvernement central, alors que chez les francophones, 47% des Bruxellois et 41% des Wallons seulement sont pour.
Même opposition quant à la personnalité d'Yves Leterme, l'homme fort du parti chrétien-démocrate flamand (CDV) qui négocie la formation d'un gouvernement de coalition avec les libéraux: 53% des habitants de Flandre interrogés juge qu"il a "les capacités nécessaires", contre 33% à Bruxelles et un minuscule 18% en Wallonie.
M. Leterme, bien qu'à moitié wallon par son père, a révulsé l'opinion publique francophone à plusieurs reprises par des remarques considérées comme désobligeantes pour le sud du pays.
Autre différence: une très forte proportion des francophones --61% en Wallonie et même 66% à Bruxelles-- auraient une préférence pour une coalition élargie qui engloberait aussi les partis socialistes flamand et francophone, bien que ces deux partis aient été les grands perdants des législatives du 10 juin.
En Flandre, où le PS francophone est vu comme le défenseur d'un système où les allocations flamandes vont indûment par le biais des transferts fédéraux dans les poches des chômeurs wallons et bruxellois, cette option ne recueille que 32% d'avis favorables.
Si l'absence de nouveau gouvernement est jugée "inquiétante" par 57% des Wallons et 45% des Bruxellois, les Flamands sont seulement 39% à partager ce sentiment d'inquiétude.
Ces divergences entre communautés risquaient lundi d'être illustrées par un nouvel épisode de la "bataille" pour la périphérie de Bruxelles. Trois communes situées en Flandre, mais majoritairement francophones, devraient exiger solennellement lundi soir d'être rattachées à la région bilingue de la capitale.
Face à cette "provocation", les nationalistes flamands radicaux ont appelé à manifester devant les hôtels de ville concernés.
Enfin, le sondage révèle aussi que les Belges des deux communautés mettent généralement la sécurité, la justice et la fiscalité en haut de leurs priorités, loin devant la question de l'arrondissement électoral de Bruxelles-Hal-Vilvorde (dit "BHV"), pourtant au centre des difficiles négociations entre partis flamands et francophones.
Le sondage a été réalisé par Ispos du 10 au 15 octobre sur un échantillon représentatif de 2.000 personnes, avec une marge d'erreur de 2,25%.
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