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Posté le 03/10/2007 17:02:40 | | Périphérie bruxelloise: les élus francophones mettent les Flamands en garde
BRUXELLES, 3 oct 2007 (AFP) - 03/10/2007 16h19
Les députés francophones au parlement fédéral belge ont mis en garde
mercredi les partis néerlandophones contre toute tentation d'user de leur
majorité pour réduire unilatéralement les droits électoraux des francophones
de la périphérie flamande de Bruxelles.
Alors que la Belgique attend toujours un nouveau gouvernement, près de
quatre mois après les législatives, les députés flamands, majoritaires au
parlement, ont insisté pour lancer l'examen de propositions de lois
prévoyant la scission de l'arrondissement électoral de
Bruxelles-Hal-Vilvorde, dit "BHV".
Ils espèrent un vote rapide au parlement, sans même attendre le résultat des
négociations qui se déroulent en parallèle sous la houlette du candidat
Premier ministre Yves Leterme, homme fort des chrétiens-démocrates flamands,
et qui portent notamment sur cette question.
Après trois heures et demi de prises de parole --monopolisées par les
francophones-- la séance a été levée sans qu'un vote n'intervienne. Les
débats devraient reprendre le 10 octobre.
La scission de BHV, l'une des revendications-clés des Flamands dans la crise
que traverse le pays, est farouchement combattue par les partis francophones
qui ont multiplié les longues interventions mercredi devant la commission
de l'Intérieur de la Chambre des députés.
"Un vote par la majorité flamande contre la minorité francophone serait un
fait politique majeur, inédit, qui ne serait pas neutre pour l'avenir de
notre pays", a averti la député socialiste francophone Karine Lalieux.
Pour le libéral francophone Daniel Bacquelaine, cela aurait un "impact sur l
équilibre institutionnel" sur lequel s'appuie le complexe système fédéral
belge et risquerait de "développer les haines".
"Il faut renoncer à toute velléité de coup de force", a abondé un autre
libéral francophone, vétéran de la Chambre, François-Xavier de Donnea.
Extrêmement compliquée, la question reflète l'incompréhension croissante
entre les Flamands néerlandophones, qui représentent près de 60% des 10,5
millions de Belges, et les francophones.
Pour renforcer le "caractère néerlandophone" de la périphérie flamande de
Bruxelles, où vivent quelque 150.000 francophones, les partis flamands
veulent scinder l'arrondissement BHV, qui regroupe aujourd'hui la ville de
Bruxelles --officiellement bilingue mais à 85% francophone-- et 35 communes
de la couronne flamande de la capitale.
Avec l'organisation actuelle, les habitants de Hal, de Vilvorde et des
communes environnantes, peuvent voter pour les mêmes partis que les
Bruxellois, ce qui permet aux francophones qui y vivent de choisir des
candidats francophones. Ceux qui habitent l'autre arrondissement électoral
du Brabant flamand, celui de Louvain, ne jouissent pas de ce droit.
Si l'arrondissement BHV était coupé en deux, les francophones de la
périphérie de Bruxelles, soit 20% de sa population, n'auraient plus non plus
d'autres possibilités que d'opter pour des listes flamandes.
--Message edité par philippe de neuville le 2007-10-04 14:41:30--
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