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Posté le 19/06/2007 14:14:39 | | Réforme de l'Etat belge: désaccord confirmé entre flamands et francophones
BRUXELLES, 19 juin 2007 (AFP) - 19/06/2007 17h29
Le désaccord entre partis flamands et francophones sur la réforme des institutions belges reste entier, a indiqué mardi le chef des libéraux francophones, Didier Reynders, chargé d'une mission exploratoire d'"information" après les élections du 10 juin.
"Sur le plan communautaire, il apparaît qu'il n'y a, à ce stade, aucune demande du côté des partis francophones, voire (qu'il y a) un refus d'entrer dans un quelconque dialogue", a déclaré le chef du Mouvement réformateur (MR), cité par l'agence Belga.
En revanche, "au sein des partis flamands, des demandes existent à des degrés divers", a-t-il ajouté, faisant état devant la presse du résultat du premier tour, lundi et mardi, de ses consultations des partis politiques des deux grandes communautés linguistiques belges.
M. Reynders a été chargé d'une mission d'"information" après les législatives du 10 juin dont son parti est sorti renforcé.
En Belgique, l'"informateur" doit examiner la situation politique à l'issue du scrutin puis faire rapport au souverain, qui désigne alors un "formateur" du gouvernement.
M. Reynders, qui doit être reçu mercredi par le roi Albert II pour lui rendre compte de la première partie de sa mission, a indiqué qu'il poursuivrait ses contacts et qu'"en fin de mission il sera souhaitable d'organiser un nouveau contact avec les présidents de parti".
Le chef du MR a reçu lundi les vainqueurs des élections côté flamand, les démocrates-chrétiens du CDV et leurs alliés nationalistes de la NVA (30 élus), très demandeurs d'une Belgique plus "confédérale", puis leurs homologues francophones du CDH (ex sociaux-chrétiens, 10 sièges), au contraire favorables à un "fédéralisme d'union".
Reçu mardi par M. Reynders, le chef du PS francophone, Elio Di Rupo a dit ne pas vouloir aider à réunir la majorité des deux tiers à la Chambre des représentants, indispensable à la réforme de l'Etat réclamée par les partis flamands pour que les régions, à commencer par la Flandre puissent disposer de compétences supplémentaires.
Or, sans le PS (20 sièges) et son homologue flamands du SPA/Spirit (14 sièges), cette majorité des deux tiers des 150 députés est mathématiquement hors d'atteinte.
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