Philippe de Neuville Messages postés : 584 "La critique est aisée, et l'art est difficile."  |
Posté le 04/05/2007 11:07:30 | | A la mi-journée à New York, des Français passionnés devant le débat
NEW YORK, 2 mai 2007 (AFP) - 02/05/2007 20h51
Au coeur de l'effervescence de la mi-journée à New York, des Français ont
suspendu mercredi travail et obligations pour regarder le débat entre
Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy, un rendez-vous qu'il n'était "pas
question de manquer".
Dans un chic restaurant-lounge du quartier de Midtown, ils sont une centaine
au milieu de clients américains étonnés, à regarder sur écran géant l
événement retransmis par la chaîne francophone TV5. Silence et concentration
dominent les débuts, mais vite petits rires et commentaires s'échappent,
parfois des applaudissements. Passions et divisions s'expriment.
"C'est plus sympa de regarder dans un endroit public. C'est un peu comme un
match de boxe ou de football", dit Antoine Bleck, le patron français de l
établissement, qui affiche ses penchants sarkozystes.
Au premier tour, les Français de New York ont été trois fois plus nombreux à
voter par rapport à 2002. Le candidat de l'UMP y a recueilli 52,25% des voix
et celle du Parti socialiste 22,97%.
"Il y a un candidat qui incarne la mentalité américaine, et pour moi cela me
semble plus adapté à la nature humaine", poursuit M. Bleck à propos de son
favori. "Les 35 heures et toutes ces lois sociales sont des aberrations. Ici
c'est +marche ou crève+, et ce n'est pas forcément la solution, mais il y a
de bonnes choses à prendre d'un côté comme de l'autre".
De passage à New York, Michèle Battut et Monique Journod, peintres
parisiennes, auraient été "frustrées" de rater le débat. "Je suis une fan de
Sarkozy", annonce Michèle, qui "croise les doigts": "C'est un débat
important. J'ai peur d'elle (Ségolène Royal), car elle va l'attaquer sur sa
personnalité. Il est très brillant, mais on ne sait jamais".
Monique opine et pousse un soupir d'horreur en levant les yeux au ciel: "Une
femme présidente de la République!" "De toute façon, je n'aime pas la gauche
, ajoute Michèle. "Je suis très libérale, très internationale et j'aime la
réussite. (Sarkozy) va redonner à la France la valeur du travail".
A New York depuis cinq ans, Eric Schnedecker, qui se dit "traditionnellement
de gauche", serait "content de voir une femme élue".
"Je n'aime pas les idées conservatrices de Sarkozy, son style, son
agressivité, sa vision de l'immigration. C'est réactionnaire," dit ce
consultant médias de 46 ans. "A l'étranger, on a une autre idée de l
humanité". Mais il est sceptique quant à l'impact du débat: "Dans le fond,
on sait déjà tout!"
Alors que le débat se poursuit, les voix dans le restaurant se font plus
fortes, les rires plus pointus.
Sandra et Richie Smith, couple de retraités de l'Ohio présent par hasard,
trouvent "merveilleux" ces Français "qui s'intéressent". "Ils sont fiers" de
leur pays, dit Sandra.
Mais pour nombre de Français des Etats-Unis, la journée politique n'était
pas terminée: beaucoup, pris au travail ou à la sortie des écoles, devaient
regarder le débat rediffusé en différé en soirée, chez eux ou en groupe
comme le prévoit le comité de soutien à Ségolène Royal.
Quelque 820.000 Français sont inscrits sur les listes électorales à l
étranger, dont plus de 74.000 aux Etats-Unis (18.400 à New York).
--Message edité par philippe de neuville le 2007-05-10 18:28:51--
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