La blondeur des blés
(clin d’œil à Louis Aragon)
Pouvoir mêler mes mains
A toute la blondeur des blés
Du délié de la femme
Glisser mes doigts agiles
A ces lacis du désordre
Des restes de sommeil
Toucher de tous mes sens
Le plus doux appareil à caresses
Qu’elle porte sur elle
Goûter à la saveur douce
Des parfums de sa nuque
Un soir d’épaule nue
Sentir sur mon torse
Les ravages de mille frôlements
Dans la perplexité de l’attente
Vibrer au regard d’un miroir
A la brise d’une chevelure
Au pitchpin de ses sens
M’abandonner à perdre la raison
Pour un reflet d’un soleil d’été
A l’odeur des sainfoins
Rêver à n’en savoir que dire
Au règne de l’étreinte
De ses battements d'elle.
© Chene
Le Jardin
2/02/07