Anarchangel Messages postés : 124  |
Posté le 17/07/2006 11:33:52 | | Horreur Visions
03 Juillet 2006
C’est d’une encre pure que je veux semer,
Frapper ces gonds trop longtemps soudés,
Les sulfures de haines grognent, hargneux,
Ô braves créatures aux regards sinueux,
Troublante union, figure démoniaque,
Attendrissante sont les chairs satyriques,
Quelques milliers de mâchoires de piranha
Fondues au creux d’un orifice nommé trépas,
La voilà la gueule des enfers, portail noyé
Dans les entrailles de mes fleuves azurés,
Tu verras cette braise s’illuminer enfin,
Embraser les parcelles occultées de mon chemin,
Je prie chaque jours pour la fin d’un monde,
L’éruption spirituelle au sein d’un immonde
Marasme mené par une foule apathique
Submergeant les anges aux sourires sataniques
Mieux vaut la souffrance des terribles bûchers
Qu’une atrophie dans l’indifférence déifiée.
De poussière en poussière, rassemblées en amas
Et doucement amorcer la naissance d’un roi,
Du manche à la roche, seigneur de nos guerres,
Il est celui qui brise, écrase, massacre nos pères,
Prolongement des forgerons, marteau des damnés.
Prières à Jupiter, Souverain solaire imprégné
Du magma de nos luminaires… Sanglante
Immersion au sein des fumées vitalisantes,
Les charbons d’obsidienne frappent l’esprit
Quand nos corps incarnent une chute sans répits,
Les images tournoient dans un cyclone foudroyant,
L’échine électrisée conduit l’être au cœur blanc
Voici un royaume de paradis, écarlates visions,
C’est un cauchemar, les chérubins, viande de visons,
Ecorchés à vifs, et leurs larmes cristallisés d’horreur,
Un immense brasier rougeâtre imprègne mes sœurs,
Les dévore lentement dans une symphonie hurlante,
Un flot de douleur frappant les nuages de démence,
Lorsque la vie préserva l’une ou l’autre d’entre-elles,
Les terres ignées volèrent la virginité des pucelles.
L’air vicié imprègne et flambe mes esprits égarés,
C’est un élan de rage qui se fait jour, la déité
Descend doucement, assombrie des égarements
Commis sans retenus par les infernaux servants…
L’entité aquatique aux milles gueules de requins,
Entrouvre des yeux de fauves devenus aquilins,
Tel un volcan, elle éructe de colère sa noirceur,
Plongeant ces visions dans une divine et brutale lueur.
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