Anarchangel Messages postés : 124  |
Posté le 13/06/2006 07:07:32 | | Épine
(Nuit du 10/06/06)
Il n'y a que la musique qui sait
Délimiter mes sentiments brûlés
Les plus profondément enfouis
Brassés dans un marasme écrit
D'une main lépreuse calcinée
Au coin d'un feu de corps frais.
Seuls les sons peuvent pulser
Les rythmes de ma conscience
Aux contours volant l'éthéré
Des chimères jadis invoquées
Aux limites de la démence
Perte d'un contrôle appliqué.
Les maux infectés de saveurs
Aux milles parfums de pourriture
Fleurissent les poreux tombeaux
D'où s'échappent les mânes, charcos
Et dévoreurs de nos tendres futurs
Pourceaux apôtres de la torpeur.
Tu sais que je flambe aux folies
De l'agitation mélodique ancrée
Dans les profondeurs de mon être,
Un regard sauvage sans paraîtres,
L'écarlate enfouie dans l'habité,
Réveil le sanguin quand je souris.
Malicieux et pénétré de ces visions
De charniers aux paysages chaotiques,
Avenir désiré, délivrance avortée,
Un loup perfore l'abdomen sacrée
De la progéniture messianique,
Dévorant les infinis poisons.
Tout à la fois requin, baleine et saumon,
Un seigneur des océans hulule dans la nuit,
Berce les étoiles de ses orbes vermeilles,
Perce-oreille des tympans d'une très vieille
Vérité, criée aux dix milles patients de vie,
L'aquatique évade les fleuves sans sermons.
Rage haine et violence entre-mêlées
Dans une toile de flou artistique
Des jets d'une encre virulente
Peste au fil d'une tisseuse comprométante
Catin des fabulations, dévoreuse cynique
Aux chaleurs fièvreuses, démone sacrifiée.
Mise à mort d'une femelle ailée de cuir
Bienvenu au festin de la mort soumise,
Prostrée en tenue outrageuse et violée,
Rendant au sang la chair, archétype balafré
Par les lames flamboyantes de la hantise,
Avec poigne, portons nos larves à cuire.
Deux fers symbolisés d'une croix renversée
Portent les runes de l'accomplissement
Amenant vers les transcendances sexuelles ;
Ma peau en ingère le métal, libère des ailes
Par poignées de millions dans un glissement
Délicat vers d'autres horizons papillonés.
L'achèvement du premier affrontement
Dessiné parmi les combats à venir
Apporte la sueur cristalline
Aux tempes pulsant la sève latine,
Les souvenirs immergés dans l'avenir
Révulsent nos paupières par les chants.
Condamnés volontaires, marcheurs d'éternité
Les enfants de la lune souffrent et dansent
Dans une jouissance orgiaque aux allures divines
Quand la charge émotionnelle devient notre épine
Symbole de la percée dans l'aveuglement ambiant,
Intense enfoncement propulsé par cet amour sacré.
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