Maître vacher aimait Fleurette belle vache ;
Il la menait au pré brouter les herbes tendres.
Mais d’el Toro le fier, de sombre rutilance,
De rude étreinte Fleur rêvait, aimait entendre
Les chauds mugissements emplis d’outrecuidances !
Ô combien ses grands yeux d’ébats fous sous pommier
Rêvaient ! Combien le gazon serait doux sommier !
Maître vacher lui déclamait ses beaux sonnets,
Ventant au vent la grâce des bijoux bovins…
Mais Fleur, nonchalamment, de sa queue chassait mouches…
« Que pour ses cornes tu n’as d’yeux ! » vacher convint,
« Que t’importent les fleurs qui sortent de ma bouche ! »
Vacher admit qu’esprit à Fleur ne fut donné,
Qui meugla : « Vieux con ! quand est-ce que tu me lâches ! »
Morale :
Quand on est un vacher et qu’on n’a qu’une vache
Mieux vaut compter ses sous que solde de ses fleurs
Car la vache à tout Buffalo soudain s’attache
Et nul stradivarius ne sèchera vos pleurs.
--Message edité par Jim le 2007-04-16 00:56:29--