Si tu savais, enfant, la fin de cette histoire,
Ouvrirais-tu le livre offert par tes parents ?
Et prendrais-tu le temps, cœur exempt de mémoire,
D’écrire prime ligne à tes pieds s’égarant ?
Dessus ces pages vierges où ton œil s’effare,
Le conte qui s’y trace est-il de ton espoir,
De ton geste présent, ou souffle dont se pare,
Qui plus n’aura matin, le morne et blême soir ?
Tu te verras captif du récit non écrit
Par tes désirs, et tu croiras trouver la rime
Lors que, du legs des mannes, ne seras dépris ;
Car, ton nez sur la corde collé, n’en perçois
Aucune extrémité. Cependant, malgré soi,
Le roman de la vie s’achève par un crime.
--Message edité par Jim le 2007-04-14 21:01:59--