GUILLAUME Alain Messages postés : 384 |
Posté le 25/06/2006 15:51:44 | | j'irais pas au paradis de Django
mes doigts sont trop lourds
peut-être au Balajo
pour quelques pompes syncopées
a la Gibson
mais au paradis de Django
mieux vaut l'oublier
trop decourageant
tu laisses couler "nuage"
et ses slaloms d'amour
ses glissandos tragiques
ses precipités de tristesse
et c'est de l'ether maléfique
qui t'amollit de melancolie
comme si t'avais inhalé
d'affilée
vingt bouffées
d'un drôle de nuage
oui de l'ether maléfique
un code secret
un passe frontière
pour gens des nuées
tu peux pas grtimper dans la roulotte
elle a du glisser
au-dessus des peupliers
qu'agitait un vent leger
dans un ciel de CHagall
au debut des années cinquante
dans je ne ssis plus quel coin
au nom qui sent l'île de france
a Bois machin
là où il est allé cassé sa pipe
il marchait au soleil
il a du s'arrêter devant
une barrière de chemin de fer
ecouter la lancinance de sonnerie
de ces années-là
comme interdit mais serein
devant les clignotants d'un terminus
la barrière s'est soulevée
enfin
je le vois comme ça
il a continué de marcher
quelques centaines de metres plus loin
d'un pas lent
jusqu'a une terrasse de café
il s'est assis a une table
il s'est pas relevé
sans doute le nez dans un nuage
qui s'était égaré là
en eclaireur
qu'annonçait d'autres nuages
bien lourds de leurs ventres noirs
troupeau de bisons
qui martèle le ciel
oui
un bon endroit
avant qu'il le dechire le ciel
le deluge
calme
profond
un garcon de café
qu'a sans doute pas reconnu
le plus grand guitariste
sa main atrophiée
son index de sceptre
oui un endroit
calme
profond
pour y etendre
et sans regret
ses grandes guiboles
non j'irais pas au paradis de Django
mes doigts sont bien trop lourds
contente-toi
de tes petites histoires
avec trois notes
de ta musique a toi
bien a toi
et laisse passer le nuage
c'était rien
un etranger
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