GUILLAUME Alain Messages postés : 372 |
Posté le 17/06/2006 07:24:55 | | longtemps j'ai marché
dans les pages de Modiano
on a les Proust a sa mesure
en ces temps retrouvés/perdus
troubles et maudits
pour l'amour d'une Jenny
qu'aurais-je été
qui aurais-je suivi
n'aurais pas suivi?
au volant de la traction
où menotté a l'arrière?
soufflée la reponse
dans le cornet a dés
priant qui vous voulez
que leur course arrêtée
ne m'eloigne pas
trop loin de moi
dernier tour rue de Rivoli
pour un seigneur munificent
a la pochette des diamants
blanches les roses
toujours les cravates
on naquit dans le ruisseau
on se crut la nuit
eternellement nuit
on était rien
on fut tout
a ses pieds Paris
on eut pouvoir
de vie et de mort
question d'instant
on se laissa seduire
par le sourire
d'une enfant juive
qu'on arracha aux convois
on bouscula
on frappa
sans pas savoir
toujours pour qui
toujours pourquoi
le champagne ca monte vite
les nuits de grande fatigue
en avant en arrière
en avant
tango!
adieu Paris
l'Argentine au bout de l'Espagne
on l'aura cherché
et rien regretté
en avant en arrière
en avant
entre les cuisses
d'une fille qui glisse
une main savante
et une pensée douloureuse
sur la nuque
d'un homme qu'elle aimait bien
on finira marbre
au carré des maudits
raide comme un tronc d'arbre
dans la fosse a Villon
on a joué on a perdu
les douze balles
ne le seront pas
c'était ecrit
place de l'italie
place de l'etoile
des bars encore ouverts
les tauliers pas encore au vert
mais qui sauront swinguer
l'arrivée des alliés
avec in the mood
sous le comptoir
discrètemnt troquée
Lily Marlène
ma peau je l'ai cherchée
elle vaut pas grand-chose
déja les portes sont closes
aux rois de la nuit d'hier
celle que j'avais misée
sur un tapis
dans un rade
du côté de Clichy
et merde
fais-moi jongler encore
Jenny
l'Argentine c'est loin
sa poussière
ses abattoirs
ses murs banlieusards
en pisés rose et verts
où s'etire le destin
dans les cartes/evantail
roue magicienne
plissures rouges /argent
d'un abandonné bandonéon
c'est la fin Jenny
on ferme!
tango!
en avant en arrière
en avant
dernier tour de piste
pour le doulos
d'un Abel Davos
a l'arrière d'une traction
de l'occupation
gestapiste
longtemps j'ai marché
pour l'amour d'une Jenny
qu'aurais-je été
qui aurais-je suivi
ou pas suivi
et je te mets au defi
d'une larme a perler
un dimanche a buenos aires
ses abattoirs et sa poussière
ses murs banlieusards
en pisé rose et vert
dès les premieres mesures
de revoir Paris
un p'tit séjour d'un mois
revoir Paris
et me retrouver chez moi
la reponse soufflée
dans le cornet a dés
en priant qui vous voulez
que leur course arrêtée
ne m'eloigne pas
trop loin de chez moi
tango!
|