GUILLAUME Alain Messages postés : 372 |
Posté le 18/05/2006 08:47:17 | | souvent l'été
tu filais legère
dans les flots moirés
d'un kimono
veste col mao
tongs spartiates
un peu
comme ces vieilles militantes
entêtées de lune
qui effacent
poitrine inquiète
toute feminité
qui se repand
en racoles d'avalanches
mais silhouette gracile
danseuse d'orient
menue
saigonnaise
une flamme de soleil
descendait ta royauté
comme elle la descend sur terre
la royauté
une fois sur...
nul n'était besoin
d'une rose penchée
pincée de tige
au bout de ta longue main
meme si j'en glissais une
clandestine
pour ecarter les branleuses
dans tes yeux/Signoret
l'auburn de ta chevelure
tirée chignon strict
plus d'erotisme et de lumière
que dans le regard
de trois mille pouffiasses
agents de change
lingées a trois mille dollars
je me souviens
tu étais là
lors de ce rassemblement
autour de la synagogue
après je ne sais plus quel attentat
planqué que j'étais dans la foule
je t'ai observée
"et même si l'on doit
ressortir la marseillaise
avec un foulard rouge
et des gants de chez Dior"
comme le disait Férré
tu l'avais ressortie
de ce jour-là
la marseillaise
avec un foulard rouge
et des gants de chez Dior
et ca t'allait
très bien
|