GUILLAUME Alain Messages postés : 378 |
Posté le 27/04/2006 10:30:12 | | j'ai suivi
vingt-cinq années
cette femme aux cheveux roux-fauves
tirès extrêmes
de plus en plus voussée
mais toujours chevilles de danse
que ne lancent
aucun talons
fragiles les épaules
comme deux clandestins
qui s'aiment se haîssent
au premier regard
on se lit de loin
et y a pas de quartier
a tir tendu
elle
d'avoir dit non
et poings serrés
a cette vie banale
(ses mots)
cette vie banale
quand c'était encore possible
cette vie banale
ou extraordinaire
ou infernale
moi
c'est plus fort que moi
cheveux roux-fauves
j'ai de l'arrogance dans les yeux
et de l'ironie
et du crachat
c'est plus fort que moi
cheveux roux-fauves
et yeux crystal
on se lit de loin
y a pas de quartier
a tir tendu
pour ces vingt-cinq années
ziguées
tirées comme une nappe
sec
c'est plein de tessons
sur la table
on se lit de loin
comme deux indics
qui se denoncent
ca dure pas longtemps
mais ca mitraille
a l'inspection des rides
ca dit du regret
vite chassé
par une fièté de classe dominante
qui a dit non
a cette vie banale
ca dit vingt-cinq crachats
c'est plus fort que moi
cheveux roux-fauves
yeux crystal
et vingt-cinq mille baisers
dans le cou
de cette vieille enfant
elles sont toujours plus legères
et plus belles
quand elles tressautent
comme une enfant
quand cet homme
est là
a quelques metres dans la foule
c'est encore un peu
de la terre qui tremble
quand cette femme est là
a quelques mètres
dans la foule
c'est aussi
encoer un peu
de la terre qui tremble
hein cheveux roux-fauves
et yeux crystal?
un peu de la terre qui tremble!
on se lit de loin
comme deux indics
ca dure pas longtemps
mais ca mitraille
elles sont toujours plus legères
et plus belles
quand elles vieillissent
les femmes
qui n'ont pas eu d'enfant
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