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forum Index du forum forumFrédérique Bourdin forumLettre à l'ex

Auteur : Sujet: Lettre à l'ex  Bas
 Papillon
 Messages postés : 559
 Frédérique Bourdin
 Papillon
  Posté le 18/11/2006 15:00:43
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Quelquefois, je voudrais pouvoir parler au monde entier et lui crier qui tu es et pourquoi tu l’as fait.

J’étais une femme qui avait des rêves, des projets et de l’estime pour elle-même. J’ai chassé aujourd’hui ce que tu avais fait de moi. Quelqu’un qui se posait des questions et qui ne voyait pas les réponses. Les réponses, c’est toi qui me les as données.

Tous ces mots envers moi que tu as crachés, les uns après les autres, sans même attendre que le premier m’atteigne... J’ai encaissé ! J’ai accumulé ! A bout de force, je ne te contredisais plus, je ne te donnais même plus mon avis, tu ne m’écoutais plus. Régulièrement, tu me faisais toujours des reproches qui n’avaient pas lieu d’être et à force de t’écouter… j’ai fini par te croire.

Il y avait des jours où la vérité se faisait clair, des heures où je regardais ma vie derrière et je me demandais quels choix j’avais bien pu faire de travers pour devoir supporter tout ça. Je chassais mes pensées d’un mouvement de tête, je séchais mes yeux et je relevais la tête. A quoi me servait-il de me poser des questions ? La vie était là… devant moi… aussi sombre que pouvaient l’être mes doutes.

Des « pourquoi », des « comment », des « comment faire », des « où aller », je ne les ai pas comptés. Je ne pouvais plus avoir de discussions avec toi sans que tu ne hausses le ton. A force de t’entendre, je ne t’écoutais plus et petit à petit, je me suis fermée pour me protéger.

Je sais bien que tu te posais les mêmes questions que moi, mais quand l’amour s’enfuit rien ni personne ne peut le rattraper. Il n’est resté que le temps de faire un enfant.


Lors du dernier été que nous avons passé ensemble, tu as sous-entendu que je t’avais imposé ma famille venue en vacances chez nous. Moi, j’ai rigolé, j’ai décompressé et j’ai pleuré notre mère. D’elle tu ne voulais rien savoir, tu faisais la sourde oreille à ma peine et je t’ai fermé mon cœur meurtri. Je me suis détournée de l’atmosphère troublante et étouffante qui flottait en ta présence lorsque j’ai rencontré quelqu’un avec qui je pouvais parler. Je ne me croyais alors plus capable de sourire. J’ai parlé d’elle, je l’ai pleurée et j’ai ri aussi. Mon souffle de vie était déjà loin de toi.

Ce jour-là tu nous as surpris alors que nous discutions. Tu n’as pas aimé sa façon d’être ni le sourire qu’il m’avait posé sur le visage. Tu as ouvert grand les yeux et tu m’as demandé qui il était. Il n’était qu’une personne qui m’avait tendu la main et tu t’es emporté. Je t’ai dis que tu l’avais bien cherché, que les mensonges entre nous n’avait que trop duré. J’ai commencé à vider mon sac car après tout… autant crever l’abcès ! C’est alors que ta main s’est abattue sur ma joue, une fois ! Deux fois ! Trois fois… je ne l’ai pas vu venir et j’ai violemment accusé le coup. Ma main recouvrait la marque sur ma peau lorsque tu es parti comme un fou et moi j’étais enragée et désespérée. Le monde si fragile que je m’étais forgé venait de voler en éclats. Les heures ont passé durant lesquelles j’ai perdu mon travail et ma dignité.

Lorsque tu es revenu me chercher, c’est sous ton ordre que je suis montée dans la voiture, sauf que j’avais décidé de ne plus me laisser faire. Avec un petit sourire mesquin je t’ai dit que ça ne se passerait plus jamais ainsi ! Que c’était terminé ! Qu’il ne fallait plus que tu rêves ! Evidemment, tu n’as pas apprécié et voyant que je te tenais tête tu as ralenti la voiture sur le bas-côté, tu as levé les mains avant de te jeter sur moi ! Je les ai senties sur mon cou et la vitre contre laquelle ma tête était appuyée m’empêchait de me dégager. Tu as serré, je me suis débattue. Mes yeux reflétaient toute la colère que j’avais contre toi ! Mes doigts cherchaient une prise pour te repousser ! Comme j’aurais aimé te crever les yeux ! Te griffer le visage ! Te faire autant de mal que tu m’en avais fait jusque là ! Les arracher pour ne plus te voir…

Sans un mot de plus, nous sommes rentrés et avons essayé de nous calmer avant de parler. Un dialogue s’est difficilement installé où chacun essayait d’écouter l’autre. Le ton a fini par monter. Quelque chose entre nous s’était brisé, et plus je te regardais, moins je voulais faire d’efforts. C’était trop me demander, les mots ont finis par se taire. Le silence s’est installé et je suis allée me doucher. Le jet d’eau brûlant sur ma peau m’a lavée de la tension que je ressentais depuis longtemps.

Je ne sais pas comment j’ai fait pour supporter tout ça aussi longtemps. Le poids que je portais était devenu trop lourd et malgré tout ce qui s’est passé ce jour-là, je me suis sentie plus légère. J’ai fait glisser la bague de fiançailles de mon doigt et je l’ai accrochée dans la douche. Je ne devais surtout pas l’oublier lorsque j’aurais terminé… et je suis restée là encore un peu. J’ai fini par sortir  et je me suis installée sur le canapé, fatiguée. Lorsque tu es sorti à ton tour tu as tendu la main et m’a demandé ce que cela signifiait. J’ai suivi ton regard et j’ai vu la bague que j’avais retirée de mon doigt quelques instants plus tôt… Je pensais qu’il ne m’était plus possible d’en entendre davantage. Je t’ai regardé et je t’ai répondu bêtement, je n’avais plus la force de me battre. Une nouvelle dispute a éclaté et tu as jeté le bijou par la fenêtre du troisième étage. Tu as appelé ta sœur pour lui dire de ne pas ramener notre fille à la maison le lendemain, que tu irais la chercher toi-même puisque je venais d’annuler le mariage ! J’ai bondi du canapé en hurlant que tu l’avais fais toi-même pas plus tard que le lundi précédent ! Fou de rage, tu as lâché le téléphone ! Tu m’as frappée au visage ! J’ai perdu l’équilibre et une plante est allée s’écraser par terre. Je suis tombée sur le canapé et tu as bondis sur moi… je me souviendrai toujours de tes yeux à ce moment-là. Il ne me sera pas possible de les oublier… ils étaient noirs de haine, comme si tu n’étais plus toi-même. Mais c’était bien toi qui étais devant moi et tu m’aurais sauté dessus si je n’avais pas hurlé ! Je crois que mon cri t’a fait reprendre tes esprits car tu t’es arrêté et tes yeux ont changé. C’était la dernière fois que tu posais la main sur moi de quelque manière que ce soit…

Je ne savais plus qui j’étais… et je suis allée me coucher sans un mot dans la chambre de notre fille. J’espérais encore que tout ceci n’était qu’un cauchemar.

Lorsque j’ai ouvert les yeux le lendemain, j’étais meurtrie. J’ai attendu que tu sois prêt à partir pour me lever. J’ai préparé un café sans un mot ni un regard et j’ai allumé une cigarette. J’avais honte… de moi, de ce qui s’était passé. Lorsque tu m’as regardée, tu as savouré ta victoire. Je ne pouvais pas lever les yeux vers toi et j’ai baissé la tête. Tu m’avais malmenée, détruite, réduite à néant ! Je n’étais plus rien…

Maintenant, je suis partie. Je me suis longtemps demandé comment j’avais fait pour me cacher la vérité autant de temps. Aujourd’hui, j’ai juste envie de te dire… merci !





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 fredaline
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 fredaline
  Posté le 18/11/2006 17:12:18
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ouff c'est bien triste ,  bien quand on aime on supporte jusqu'au bout , mais un jour  tout se termine, un geste de trop ....., l'homme est tres possessif, parfois il aime mal , mais il ne le voit pas, sans se douter qu'un jour l'autre en aura marre de ça...un homme comme ça ne change pas car il n a pas  le setiment de faire mal , sa loi est la sienne le reste n 'est que temps perdu, cette femme est partie est sera plus heureuse , peut etre seule mais dans la calme

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Jean-Jacques mon tourbillon de passion…..dans tes mains  je navigue peu sage

 Papillon
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 Frédérique Bourdin
 Papillon
  Posté le 18/11/2006 19:03:42
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C'est une histoire triste, mais avec un dénouement heureux puisque cette femme est partie. Elle n'aura plus à le supporter au quotidien, mais comme ils ont un enfant, elle sera forcément amenée à avoir des contacts avec lui.
Avec lui, elle ne retombera pas dans le même schéma, il me semble que ça lui a servi de leçon... et puis, qui sait ?... elle aura surement l'occasion de refaire sa vie... si ce n'est pas déjà fait... clin d'oeil...

Cet homme ne changera pas dans le sens où il cherchera toujours à avoir une emprise sur les autres. S'il en est conscient, je ne pense pas... C'est un problème entre lui et sa conscience tant que ça ne pose plus de soucis aux autres.

Merci Fred... sourire...
Amitiés

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 Papillon
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 Frédérique Bourdin
 Papillon
  Posté le 06/12/2006 04:07:31
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Non Angie, la gamine ne prend pas pour les autres puisqu'elle est partie avec elle.
Je suis bien placée pour savoir que cette femme est entourée. Elle ne s'est pas faite spécialement suivre, elle reconstruit sa vie doucement mais surement comme on dit.
Je n'espère pas au contraire que ce mec se prendra la même chose en retour. J'espère seulement pour lui et son entourage qu'il admettra enfin son geste, et qu'il changera sa vision qu'il a sur les femmes.

Merci d'être passée Angie.
Je t'embrasse

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