Gregor Messages postés : 127  |
Posté le 23/06/2008 08:19:45 | | Descendre et monter les abysses,
Sonder l’âme qui se glisse,
Comme un couteau dans le dos,
La rumeur contraire des idéaux,
Cette petite certitude d’alors,
Grandie, et devient évidente,
On l’avait perdu un instant,
Un instant seulement…
Mais ce n’était qu’un leurre,
Mon pauvre cœur,
Tu n’envisageais que le bonheur,
Tu avais oublié le malheur,
Mais voit le monde,
Remplie d’amertume,
Qui fume immonde,
Sur le bitume,
Voit quelle morale constellé,
Loin de tes bras, et pourtant,
Cette morale d’initiés,
Qui t’aveugle, et pourtant,
Toi aussi tu réussiras,
Et ce sera ton échec,
On t’admirera,
Et tu feras avec,
Loin de ta vie d’artiste,
Pauvre clown sur la banquise,
Elle a fondue cette année,
Ton cœur c’est enneigé,
Tu changeras, ils changent tous,
On à peur, nos poumons toussent,
Ils se sont enfumés cette année,
Et ton cœur c’est cendré,
La musique enchantée,
Bercera toujours tes vieux rêves,
Dieu est mort et fané,
Un nouveau jour se lève,
L’aurore pleine de couleur,
Dessine d’autres espoirs,
Il est des paradis meilleurs,
Que la croix, et l’Histoire,
C’est l’avenir lointain,
Qui va et vient,
Dans ce présent immobile,
Divin et débile,
Tant de recettes anciennes,
Et de remèdes éphémères,
Les pansements se gangrènent,
Absurdement…
Les vérités sont pesantes,
Des poids sans fond,
De plus en plus pressante,
On en oublie les noms,
Il faut marcher les yeux fermés,
Aveugle pour ne pas maudire,
Ce monde triste et familier,
Alors… On éclate de rire
Tant de destins se ressemblent,
Leurs chemins pourtant unique,
Alors les gens se rassemblent,
Monnayant leurs principes,
La réussite est calculable,
On la pose sur une table,
Entre deux plats, des discussions,
Tableau d’une famille, pardon !
Nous sommes le dernier homme,
Le plus petit résultat d’une somme,
Nous n’avons plus besoin d’artiste,
Dieu que se monde est triste,
Il vous ressemble, c’est un miroir,
Et j’arrive trop tard,
Nos enfants seront pires que nous,
On a perdu et puis c’est tout,
Cependant toujours au-delà,
De moi-même je veux créer,
Au-delà du présent prosterné,
Et les dérisions de nos Foix,
Je veux créer, ma philosophie,
Me battre pour dominer des idées
Ce monde, faire briller ma folie,
D’une lumière profonde et immaculée.
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