Gregor Messages postés : 127  |
Posté le 03/06/2008 06:50:54 | | La fièvre ça s’nettoie,
Comme un médicament s’boit,
Et moi j’me sens fatigué,
Faut vite que j’aille me ressourcer,
Si j’reste, j’rate ma vie,
J’dérape sur du verglas, sexie, jolie, infinie, jamais finie….
Faut que j’donne un peu d’air à mes mots,
J’les sens lourds, pesant, sans idéaux,
Déracinés, sur l’départ, ça m’rend idiot,
J’ai 15 ans, aussi con, qu’un ado,
C’est dur l’hivers autant que c’est beau,
J’me rappelle de tant d’années souvenirs, cadeaux,
Et au fond d’moi je m’en vais les cueillir,
Vaporeuse humides, qui pique les yeux,
Je sens que tout ira mieux.
L’orphelin, habite en moi, c’est triste un souvenir,
Je m’imagine tes rires, lorsque je pense à toi,
De loin, de loin, je le sens revenir,
Mon frère en moi, quand l’orphelin c’est moi……..
Il est une étoile dans le ciel qui ne brille que pour moi,
Elle m’a clouée des ailes avec lesquelles je vois,
Au dessus des mondes et du temps passager,
Les couleurs se mélangent, embrassées embrasées.
De la drôle de bouillie qui en résulte,
Certain se lève, élève des cultes,
Moi je les culbute, fiertés adultes,
Et joue d’la flute, turlutututte !!!
En pensant aux ricochets,
Que je n’aurai jamais fait,
Couler dans les rivières, amères,
Quand je repense à toi, mon frère,
On vie on meurt et on s’essouffle,
Toi t’as donné ton dernier souffle,
La joie demeure dans nos pantoufles,
Et contre mon cœur je t’étouffe,
Une nouvelle fois, petit,
Dans les corridors alanguis,
On a beau regarder les lustres,
Tout ca n’est rien, qu’une autre lutte,
Tu ne sais pas les jeux d’ici,
Les richesses que l’on trimbale,
Dans cette foire sombre et banale,
Toi tu es resté mon tout petit,
Je sais les gens qui se croient riche,
Les élites de mon cul,
Qui se prosternent pour une affiche,
Avec leur mine corrompue,
Je sais tout ce que tu ignores,
Et des larmes me montent aux yeux,
Qu’est ce qu’on aurait été heureux,
Si tu n’étais pas déjà mort,
Je t’aurai dit que la vie est belle,
Toi tu m‘as dit qu’elle est cruelle,
Alors regarde un peu ces gens,
Ont-ils déjà perdu un enfant ?
Le ridicule sur terre efface,
Les plus beaux sentiments, hélas,
Tu sais les filles qui s’emparent,
Des soldats et des remparts,
Tu sais mes amours malheureux,
Dans les recoins de mon cerveau,
Je suis devenu bien paresseux,
A force de chercher des idéaux,
Mais tu ignores tout ce qu’il faut,
Porter en soi pour plaire aux gens,
Je ne suis pas toujours beau,
Mais je te parle de temps en temps,
Avec ton rire de bébé,
Avec ton rire emporté,
Loin de nous,
Si prés de nous,
Ah ! Ce va et vient incessant,
Tu pars et demeure en même temps,
T’es plus qu’un triste souvenir,
T’es ce qui vaut la peine de vivre,
Et si quelqu’un pouvait comprendre,
Combien on se laisse méprendre,
Aveugles et fous dans nos abimes,
Alors que le temps nous décime,
Les machoires de la mort,
Nous mâchent le cœur et le corps,
Et on va comme déguisé,
De principes aiguisés,
Juste pour te dire, mon frère,
Juste une heure être sincère,
J’avais vraiment tout pour plaire,
Mais je ne suis qu’une ombre qui ère,
Depuis que dispersé dans l’atmosphère,
J’ai vue partir tant d’êtres chers,
Je ne veux plus des artifices,
Qui nous ornent et nous salissent,
Je me suis fait artiste,
Pour vivre une vie réelle,
Et même un peu triste,
Je nous reste fidèle,
Un chien égaré sur les routes,
Qui cherche coute que coute,
A recolorer l’existence,
Des pauvres gens sans espérances,
Je n’écris pas pour les riches,
Pas pour les princesses potiches,
Mais pour les âmes nues et dévêtues,
Le cœur ouvert, vers l’inconue,
Pour ceux qui savent, qu’en rien le cœur,
ne se gonfle comme la tête,
Et qui savent combien le malheur,
Demeure notre ultime dette….
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