Gregor Messages postés : 80  |
Posté le 02/05/2008 06:44:25 | | Vertes pâtures, cisaillées par l’étrange,
Pinceau qui mélange, l’azur en feu des branches,
Un couple avance en se tenant la main,
Dans les allées blanches, tout prés d’un sapin,
La lumière coule doucement le long des ramures,
Semblable aux liqueurs dorées véhémentes,
Les feuilles glissent au vent un savoureux murmure,
Tout est calme et paisible, la nature est patiente,
Prés des nénuphars roses, et des mares de mousse,
Repose un petit vieux sous son chapeau de paille,
De temps en temps une grenouille éclabousse,
Les libellules prisent sous le feu des mitrailles,
Et nous qui décuvions, nos nocturnes veillés,
Nous étions couchés là, à l’ombre des bosquets,
Fumant, rêvant, flânant, les bleuités délices,
D’une après midi tiède et verte, couverte de malice,
C’est le bon temps des fleurs aux senteurs opiacées,
Des délires et des pleurs aux sensations dispersées,
Des voyages en forêt des espaces sans frontières,
C’est l’instant immédiat, la perte des repères,
Dans une clairière mauve aux senteurs d’alcôves,
Où s’échoie rameurs dérivant sur les nuages
Roses clair, au regard du soleil rouge fauve,
Tandis que bourdonnent les mouches en de noir pâturages !
Les immobilités racistes, craignant les voluptés,
Et le vent qu’on assiste, en pleurant les autres,
Les monts et les yeux enneigés, rivages ciselés,
Crachant les nuits métropoles où je me vautre…
Il arriva ce que l’on pressentait depuis longtemps,
Les nuages étaient menteurs et le mouches innombrables,
Alors mon entourage se figea lentement,
Comme un portrait mural aux couleurs impalpables,
Cheminant, seul et triste même avec mes amis,
Je voyais encore danser mille oiseaux enflammés,
Dans les volutes claires par un ciel assombri,
Je compris bien avant l’heure, l’orage de fumé,
Toujours la même fin, désespérément triste,
D’autres s’aiment jusqu’à la fin des temps,
Sans se soucier des jours qui lentement s’effritent,
Sur nos bancales joies où dorment les cheuveux blanc.
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