Gregor Messages postés : 127  |
Posté le 24/04/2008 12:22:16 | | Déjà le désir gonflé comme un ardent soleil,
Qui au devant des peines chevauche jusqu’au ciel,
Et puis s’épuise tristement vaincu par le devoir,
Sous le joug éternel de terribles miroirs,
Brisé mais brisé moi ces flaques,
Qui jaunissent à l’automne,
De sentiments qui claquent,
Aux sons de mélodies qu’on fredonne,
Puis ces bons jours sanglants,
Devant la glace abrutissante,
Où l’on fuit désespérément,
L’image floue et haletante,
Elle respire fort dans mon dos,
Et c’est enrhumé cet hiver,
En suivant mes pas dans l’écho,
De sourdes et fuyantes bruyères,
J’ai mal, mon cœur en serpillère,
Rangé dans un placard obscur,
J’entends remonter des frontières,
Ces plaintes collées sur mon mur,
J’ai échafaudé mille plans,
Que le destin a renversé,
Et je regarde timidement,
Eclore l’avenir froissé,
En Amont des avals,
Il y’avait tant de choses à voir,
On avait des rires en étoile,
Qui étourdissaient le hasard,
Mais sous mon maquillage doux,
Des rigoles de fortune,
S’écoulent jusqu’au Pérou,
En bières et en rancunes,
Et là éteins sans paradis,
Au radiant d’eaux vermeilles,
Ma nuque est comme un clou raidi,
Qui picore au soleil.
Et là soufflé par le vent blême,
Avec mon fagot de je t’aime,
Les lilas fanent sans salive,
Et font déborder d’autres rives.
Les questions épineuses,
De journeaux burlesques,
Comme une maladie honteuse,
Tatouée le long des fresques,
Habillé de malheur,
L’enfant va par les rues,
Enchantées du bonheur,
Des filles inconnues,
Mais le haut mur des faunes,
Contre lequel se placardent,
Et les hippocampes et les oies,
Qui rêvaient de myriades,
Des neiges éternelles qui raillent
Les rayons d’extases ultraviolettes,
Aveuglé mon âme suit et déraille,
Ces jours et ces mois de disette,
Plongée dans les mers éternelles,
La pirogue s’en allait percée,
Fière et brune, ronde et belle,
La première vague la renversée,
Malgré les barreaux limés,
Tu ne sais plus où aller,
Prisonnier du malheur,
Au jardin comme une fleur,
Parmi les fleurs…
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