Gregor Messages postés : 126  |
Posté le 01/02/2008 07:32:12 | | Marécage et sueur de l’âme,
Ejectées d’un sarcasme,
Alourdie dans les sables,
Fleurs fanées sur la table,
Un journal déplié,
D’éphémères actualités,
Vendant des joies en sardine,
Petites boites à l’usine,
Un placard sans mémoire,
Des habits un peu ternes,
Factures dans les couloirs,
Qui remontent et qu’on paye,
Le réveil encore sommeille,
Et les phares de l’aurore,
Filtrés en rayons d’or,
Partagés de la veille,
Damné en ce monde,
D’illusions passagères,
L’imagination est profonde,
Comme un rêve que l’on enterre,
Des feuilles de papier,
Gisent là ébranlées,
Insignifiantes et saccagées,
Comme un mot que l’on promet,
Et la conscience fait son douloureux travail,
Les erreurs, les ratés, les récits raturés,
Tout ça n’a pas de sens, tu dérailles,
Et me brule le feu de mes entrailles,
Ces excuses sont tellement lâches,
Comme un cri que l’on lâche,
Ô douleurs trop pressentes,
Adieu colères haletantes,
C’est la fin mes amis,
Je souffle la bougie,
La fin des rires et du vin,
La fin promise aux pauvres humains,
C’est la fin Mme la marquise,
Vous qui étiez si exquise,
Coiffée de milles galaxies,
Ô poussière d’ange ensevelie,
La fin du désert solitaire,
De nos ombres, et de nos pairs,
La fin du soleil enchanteur,
Qui à tant chahuté mon cœur,
La fin enfin, enfin la fin…
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