
Cocoon
Qui pleure là, sinon notre mère, à cette heure
Seule avec ses enfants déchaînés ?…..Mais qui pleure,
Si proche de nous même au moment de pleurer ?
Ces glaces qui fondent en larmes présagées,
Anéantissent les digues de nos savoirs,
Malléables souhaits, multitudes espoirs,
Et que de nos tristes discordes dénigrées,
En tempêtes d’esprits savamment orchestrées,
S’oublie le son mélodieux d’une main tendue
Vers le sourire d’un océan de vertu.
Serait ce les individuelles envies
D’un tambour résonnant dans nos cœurs étourdis ?
Ou se peut il qu’un jour la délivrance,
Balaye d’une autre justicière ignorance
Le calvaire d’une inéluctable ascension ?
Et le plus divin génie de la création,
« Génômisant » la vie d’une éthique… dérision,
S’adjuge l’espace d’une humaine dimension.
Connaissance de soi ne se suffit à elle même
Si elle ne peut se partager en milliardième,
En sociabilisant notre solitude,
Et libérant l’être de sa propre servitude.
Mais qui pleure, sinon notre terre, à cette heure,
Seule avec ses enfants enchaînés par leurs peurs ?
Ses larmes d’eau douce en rivières passionnelles,
Déposent en limons notre histoire cruelle,
Fossiles intemporels de vies avortées,
Qui ne nous content plus le nombre des années…..
Le message est clair, nous l’écoutons sourdement,
Elle nous implore, serions nous d’ingrats enfants ?