MA PRIERE
Les hommes t’ont érigé tant de cathédrales,
De temples, de totems, d’églises, de mosquées,
Puis, ils ont inventé des fusées sidérales :
Même dans les étoiles ne t’ont pas trouvé.
Toi qui donnes de l’eau, tous les jours, à la source,
Et, au vent galopant, un espace infini,
Toi qui donnes le miel aux abeilles, aux ours,
Et, à l’herbe qui croît, des jardins si jolis ;
Toi qui souffles le vent, pour que l’oiseau s’envole,
Toi qui pleures la pluie, pour le blé qui mûrit,
Toi qui siffles, au printemps, le chant du rossignol,
Toi qui donnes à la rose un parfum si exquis ;
Toi qui neiges en hiver, toi qui pleus en automne,
Toi qui fais le printemps et réchauffes l’été,
Toi qui fais que la feuille, en ronde monotone,
S’invite sous nos pas au milieu des forêts ;
Toi qui cris le tonnerre, toi qui peins l’arc-en-ciel,
Toi qui poudres la neige, toi qui souffles le froid,
Qui fais germer la terre aux rayons du soleil,
Toi qui donnes la vie et toi que je tutoie,
Donne de quoi rêver, donne de quoi chanter,
Donne moi du bonheur, donne moi du velour,
Ma plus belle chanson je te la chanterai
Douce comme un duvet, folle comme l’amour.
--Message edité par antigone le 2008-06-15 09:00:22--