Antigone Messages postés : 347  |
Posté le 11/02/2006 04:47:34 | | Puisqu’à ma poésie
Vos oreilles s’ennuient,
Puisqu’aux vers que j’écris
Votre pensée s’enfuit.
Si les mots que je jette
Sont pour vous des sornettes,
Puisqu’il n’est pas d’espoir,
Puisque le sang tout noir
Qui sort de mon stylo,
Quand je cris mon credo,
Jamais ne vous enivre ;
Vous n’aimez pas me suivre.
Adieu Victor Hugo,
Ronsard et Beaudelaire,
Je m’en vais, le cœur gros,
Puisque sur cette terre,
Il n’y a, parmi vous,
Ni une fée, une bergère,
Qui m’entende, malgré tout,
Tout au long de mes vers.
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