Antigone Messages postés : 349  |
Posté le 08/02/2006 16:37:29 | | Sur les pavots de juin, où mes yeux bleus se posent,
Au-dessous des prairies, aux doux chevaux de soie,
Où le vent chass’encore le parfum des roses
Aux pétales mêlés à un je ne sais quoi
De désir et d’amour bafoué, de couleurs ;
Dans ce morne sentier, que je suis pas à pas
Au soleil sans merci, desséché jusqu’au cœur,
Les feuilles, où l’ombre se devine déjà,
Caressent mes cheveux. Mais la forêt se meurt !
Fébrilement attend, aride, que la pluie,
Se frayant un chemin dans l’écho de mes pleurs,
Déchire l’horizon de l’amour interdit.
Parfumé d’ozone, mon chemin, dans les bois
S’est perdu tant de fois, au détour de l’été,
L’orage, qui couvait pour la dernière fois,
A noyé cet amour et mon cœur a sombré.
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