MON PAYS
Je n’ai pas de maison, je n’ai pas de terroir,
L'univers est mon toit, ma patrie c’est le vent ;
Mes souliers fatigués ont envie de s’asseoir :
Mon pays est ailleurs, devant, toujours devant.
Mon pays c’est la terre où se perdent mes pas,
Où je glane l’espoir au terreau de mon âme,
Où je sème l’amour, moissonnant ça et là,
Pour que sèchent les pleurs et s’éteignent les flammes.
Au-dessus du chao, par delà les collines,
Sillonnant les chemins, les sentiers, les déserts,
Quand le soleil s’égare et la pluie tambourine,
Je m’invente un demain loin des limons amers.
Mon pays c’est le ciel, mon pays c’est l’étoile,
C’est l’automne, l’été, c’est la lune qui luit,
C’est la mer, l’océan, c’est le vent dans les voiles,
Ma maison est partout : mon pays c’est la vie.
Un jour, je quitterai ce pays que j’adore,
Mes souliers fatigués pourront enfin s’asseoir
Sur le marbre glacé, lorsque le vent du nord
Emportera mon âme envolant ma mémoire.
--Message edité par antigone le 2008-04-27 04:45:00--