L'ETERNITE M'ATTEND
Quand je me coucherai sous la lune blafarde,
Avec ce corps couvert d'un linceul vaporeux,
Quand je m'endormirai sur un lit hasardeux,
S'effaceront, pour moi, les lumières criardes.
Et mon âme, bercée par les chants de l'automne,
Consumera ses jours dans les froides ténèbres
Et le noir océan des ombres monotones,
Jusqu'à ce que l'oubli à la face funèbre
Saisisse mon esprit dans la glace qui mord
Et l'y pousse, à deux mains, sans l'ombre d'un remord.
--Message edité par antigone le 2008-05-04 17:03:05--