LE POIDS DES MOTS
L’hiver a été long, la froidure et la bise,
En souffles haletants, nous gardaient aux maisons,
Si bien, qu’au fil des mois, il faut que l’on vous dise :
Adieu tailles de guêpes ! Adieu jolis bedons !
Car le vent a tourné et voici les beaux jours,
On se dit qu’on pourra musarder au rivage,
Quand le soleil pointe sa petite gueul’d’amour,
En maillot on se voit paressant sur la plage…
Tous les ans, au printemps, fleurit la ritournelle
Qui dit que nous devons perdre tous nos kilos,
Courir le marathon, jouer à la marelle,
Et nous débarrasser des superflus quintaux.
De quoi avez-vous peur ? Que déborde la mer ?
Mais les messieurs aussi ont des poignées d’amour !
La baleine est pourtant un très gros mammifère !
Messieurs les publicistes, changez donc de discours !
Oui, assez d’âneries ! Assez de balivernes !
Cessez de radoter, je le dis sans détour,
Si le poids est fardeau, en ce qui me concerne,
C’est tous vos boniments qui me paraissent lourds !
(c) Antigone (mai 2006)
--Message edité par antigone le 2008-06-15 09:07:33--