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Posté le 17/05/2007 06:40:33 | | LE SOLEIL AVEUGLE
Mon dieu que je m'égare !
Souvent, l’esprit ailleurs,
Sans quitter mes lieux,
Déjà, je suis quelque part.
Mon dieu que je m'égare
Dans ce monde désert !
N'étant pas de la foule,
N'étant pas de la houle,
Je suis d'un horizon
Qui se renouvelle chaque jour.
Je suis ce voyageur
Qui traverse la vie,
Enveloppé d'une ombre.
Je viens d'une tornade
Par des pistes perdues
Dans le noir d’une mémoire.
Mon dieu que je m'égare !
Seul, au bord d'un exil.
Seul, au bord d'un asile.
Tel un vagabond,
Je quémande l'amour
Ou Parfois une obole
A des coeurs sensibles.
Mon dieu que je m'égare !
J'ai le corps. Je n'ai plus l'âme.
Dans le feu de l'action des hommes,
Rien ne me concerne.
Pas la moindre étincelle.
Je suis d'une nature morte,
D'une cinquième saison,
D'une quatrième dimension,
Et d'un grand mystère.
Mon dieu que je m'égare
Dans cet univers
Où se proclame roi,
Le soleil aveugle des incertitudes
Et, reine, la plus pure déraison
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