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| Auteur : | Sujet: Lavandière. | Bas |
| chrissette Messages postés : 1030 Le lit c'est comme un livre,on se glisse entre les draps comme entre deux pages... |
Lavandière. Les maux d'hier Sirène au chant désuet A pleuré le saule Au sommet d'un rêve Qu'elle a crû achevé trop tôt. Elle a chanté toute la nuit Les larmes de cet arbre Epanché les branches Jusqu'au petit matin Les mots malins Qui se font main trop tôt. Les mots d'hier Perdus dans le lavoir, Petites mains fatiguées De frotter les linges du désespoir. L'avant hier était si beau Lavandière de mots mêlés, Ta source est fatiguée Des mots des autres Aux teintes usées. --Message edité par chrissette le 2006-07-13 09:16:31-- | |||
| Le bonheur,c'est comme cette croquignole,en robe de sucre cristal... http://lesvolcansdelarmes.activebb.net/ http://chrissette.canalblog.com/ http://voyageenpleincoeur.blogs-de-voyage.fr/ http://monsite.orange.fr/abisko http://www.mespoeme |
| magiedelesprit Messages postés : 1412 ![]() |
trés joli, on entend dans tes mots, mon amie... mais te rapelles tu le lavoir, nous ne sommes jamais seule là bas, peu à peu, les rires montent sur le linge battu, les femmes refont le monde, lavent le monde, et repartent parfumées de lavandes.... amitié, Chrissette nathalie | |||
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| Patrickdesaintdenis Messages postés : 377 ![]() |
Comme en écho aux lanvadières, je me suis souvenu de ce poème écrit pour une blanchisseuse inconnue à qui je glissai mes textes sous sa porte de magasin... La blanchisseuse Blanchisseuse vous êtes, Séduisante vous l'êtes Encore plus. Mais là ne croyez pas mordicus Que je vais vous séduire Avec ces seules paroles et fuir. Non, voilà tout ce temps qui passe Et je prends plaisir à passer devant Votre vitrine et je ne me lasse De votre sourire avenant. J'espère surtout que ce petit mot Pourra être suivi d'autres à demi mots Pour que vous y preniez plaisir. Et si c'était le cas, osez blêmir Et apposer sur votre vitrine cette carte postale fragrance Qui sera notre signe confidentiel de reconnaissance. Vous l'avez osé ce signe de reconnaissance. Et me voici de nouveau à vous écrire. Aimez-vous cette insouciance ? J'ose le croire et en jouir. Furtivement, je découvre vos gestes vifs et précis Sur les tissus qui passent entre vos mains. Je ressens le froissement des lingeries Prises et reprises entre vos doigts fins. Je m'immisce entre les plis et replis, Espérant recevoir ces mêmes caresses, ces câlins. Comment ne pas se sentir touché Par tant d'effleurements subtils ? Comment ne pas espérer s'amouracher De celle que l'on découvre ainsi, tactile ? La porte de votre magasin reste souvent ouverte. Et j'imagine que c'est aussi pour moi un sésame. Dans les vapeurs des machines vous déambulez, alerte Et les lignes de votre corps sont comme un chemin vers votre âme. Dans les volutes de ces vapeurs J'aimerai pouvoir me glisser jusqu'aux alcôves, Me rapprocher de vous, de sentir l'odeur Mélangée du linge avec la vôtre. Tant de tiédeur autour de vous, Me font croire à votre langueur. Tant de douceur mise dans les tissus par vous Me font entrevoir votre humeur. J'ai fait ce rêve fou sous la lune De vous voir dans l'ombre d'un soir A attendre que je pose l'une De mes lettres à tiroirs. Vous étiez là, pour moi, ayant osé Braver le froid d'automne, résolument. Etait-ce pour un baiser ? Vos lèvres tremblaient doucement. Et j'avais ce désir de les réchauffer. Mais cessons un instant ces câlineries. J'en sourie, Vous aussi, à moins d'agacerie ? Me voilà alors à vous offrir Des mots en forme de broderies, Des touchés en forme de soieries, Quelques gestes appuyés ou de taquinerie, J'oserai même quelques espiègleries. Tout cela pour vous emmener dans ma galerie De mots intentionnés, gentils En guise d'une flânerie Qui voudrait se faire dans votre blanchisserie, Auprès de votre personne chérie. Aimeriez-vous ces gâteries ? Votre veste rouge et votre chemisier à fleurs Animaient votre visage. Le grain de beauté Sur l'une de vos joues ajoutait à sa douceur. Je vous ai regardé. Vos yeux verts dans mes yeux verts Ont dû se croiser et les vôtres étaient pétillants. J'aimais le châtain et la finesse de vos cheveux et l'air Gai que vous aviez ce matin émouvant. A vous voir ainsi, la ligne ajustée de vos vêtements Sur votre corps m'animait du désir de vous sentir plus près. Mais pour le moment je ne pouvais que me réjouir De pouvoir revenir chercher mon vêtement. Depuis quelques jours, Je construis avec vous, l'attente, Vous de me lire, moi de vous écrire les contours D'une émotion lente. Et si cela vous plaît de continuer ce jeu d'émois, Alors apposer une carte postale sur votre vitrine Comme l'autre fois. Je poursuivrai volontiers ces échanges qui nous animent.. | |||
| Patrick (Montréal) http://www.patricksimon.com Forum Haïku et Tanka http://haiku-tanka.aceboard.fr/ Revue littéraire sur le tanka : http://www.revue-tanka-francophone.com |
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