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forum Index du forum forumChristiane Kuhk forumDistance...et tutti, duo avec un ami.

Auteur : Sujet: Distance...et tutti, duo avec un ami.  Bas
 chrissette
 Messages postés : 1044
 Le lit c'est comme un
livre,on se glisse entre les draps
comme entre deux pages...
  Posté le 14/05/2006 08:31:04
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Distance

Combien de lieues séparent mes sommets de votre donjon?
Mes stances viendront à bout de cet indomptable horizon
De cette ligne bleue qui s'étire au-delà des points de suspension.
Je les aime, tant ils courent vers l'infini,
L'infiniment grand,
Voilà ce que m'inspire notre présent.
J'aime ces matins au seuil du possible,
Ces demains qui ne connaissent pas de rive,
Ces mains qui caressent sans toucher.

Distance,
Noire forêt de kelp
Que l’on franchit avec vous sur la langue

Chemins des vallons pourpres
Courant aux marres rousses
Au sein desquelles
D’erratiques dytiques
Cherchent votre front hiératique
Où l’ombre de la tour
Que vous dites donjon
Se penche au sillon sombre
De vos blondes collines.

Espace entre deux points.
Abscond et inique principe ;
Qu’entre lieux distincts il faille du temps
Pour que d’un mot mouillé de plaisir
Tu puisses enfin pincer la queue et croquer la cerise.

Temps.

Temps
Explosé à la dynamite de mes tempes
Où pulse le seul chronographe de ma vie
Mon coeur,cette machine à remonter
Des rivières sanguinaires
Exposées aux secondes qu'il me reste à vivre
L'inferno hic et nunc,
Mais en musique.

Tant,
Tant que tu seras loin,mon ange
L'espace sera compté
Et du bout de mes phallanges
Je scande le rythme des nuages
Qui traversent ton ciel
Eternel?

La sempiternelle redondance
Qui coule dans mes veines
Inlassable pléonasme.

Le flux et reflux de mes nuits
La lunaison de ma fleur
Le calendrier de mes pleurs
Le sable qui s'écoule avec lenteur
Entre tes doigts
Pianissimo.

Le seul train qui n'arrive jamais
Ce soir, comme tous les soirs,
La salle d'attente est vide,
Lamento.

Mais je suis là,tout près de toi.
Seul refrain de mes saisons de vie
Ici bas
Amour fortissimo,
J'y crois.

Amour.
Amour
Lorsque L’on coud à sa peau d’invisibles filins
Quand pour rassasier l’épeire, on s’enroule en sa toile.

Là où les larmes font leurs brûlures
C’est la haine qui parle.
Celle des gifles, des blessures, de l’abandon.

Là où s’insinue la griffe en la plaie
Qui procure jouvence à chaque effleurement
Où l’on retrouve le goût du sel
Celui des larmes et du sang.
-Car c’est aussi l’Amour
Dans notre enfance passée,
Qui jouent avec des fantômes,
Dans de vides cours de récré.
Oui, c’est toujours lui
Qui luit
Comme un onyx caché dans une bourse de velours.

Amour encore
Quand il la maintient
En posture souveraine
Pressant sa lourde poitrine
Pour que gîtent ses seins
Pendant que son arc d’airain
Roule en son antre
En charges infernales
Et musculeuses étreintes.

Amour ces gouttes
Au bord du nombril
Signe Nacré que tu surlignes
De ton doigt amusé
Le regard surbaissé.


Réfrigérateur :
Comme un matin d'hiver,
Le vent flirte avec la neige,
Ca fait trois heures que je t'attends,
Dans ce parc aux allées gelées
Où j'essaie de voir dans le miroir du lac givré
Une esquisse de ton sourire
Mais en vain.
Ma main figée pendue au portable
J'arpente, je désespère
Tant le froid me glace le ventre,
Nerveux deviennent mes rires,
Date limite, derniers soupirs.
Notre histoire est périmée.

Les canards nagent en couples dans la mare
Je me souviens.
De nos rendez-vous manqués
De la table du petit-déjeuner
Où trônaient croissants et lait frais.
Aux coins de ma bouche maquillée de gelée
Que tu aimais lécher,après de doux baisers.
Je frissonne de la tête aux pieds,
Mon corps devient glaçon
Un jeune garçon se tourne vers moi:
Madame,vous avez froid?
Température en baisse.
Panne de chaudière,
Station terminale
Tout le monde descend
Coeur à l'arrêt
Enfer.

Enfer:
Sous cette chape de glace, d’eau solidifiée
Des bulles d’air vicié coulent vers la surface
Que mes poings frappent en de sourdes menaces

Que fait ce godelureau à tes basques ?
Te chauffer les chevilles ?
Enlève-t-on ses gants pour vous frotter là ma mie ?
Qu’a-t-il donc à rire en avisant tes cuisses ?

Je frappe, je frappe
Qu’avais-tu comme idée d’ici m’emmener
Pour te téléphoner ?

« de la petite île j’entendrai mieux ta voix
Et après, sous la soie qui vêt mes jambes d’apparat,
Tu verras… ».

La belle affaire
Que d’aller de la berge à ce caillou !
Oui mais voilà ;
Le givre fut sournois
Et au fond je tournoie
Car,
Quand je t’ai vu venir
Tirer ta jupe à tes genoux
Je me suis dit
Pardi, d’ici ce serai bien aussi !

Et de mon Nokia les touches presser
En pensant à tes seins, à tes fesses.

La cause fut-elle l’émission micro-onde
Ou l’onde de chaleur parcourant mon bas ventre ?
La glace fondit
Et me voici ici
En bas
A lécher du regard
Tes bas qu’un autre que moi se permet
De palper, déjà.

Rouge :

Rouge-baiser,
Ton rouge à lèvres préféré
Voilà trois heures que je suis rentrée
Et que je fais claquer mes talons sur le parquet
Mais où est-il donc passé?
Je vois rouge.
Douze appels en absence.
Je regrette infiniment de m'être attendrie
Sur la couleur du vernis
Le repassage,le ménage et la salade de fruits
Mais tu aimes tant quand je sens bon!
Quand du bout des ongles je peigne ta toison,
Et quand le salon ressemble à un de ces jardins d'Italie,fleuri.
Mon chéri,tu me manques.
Je songe aux dernières vacances,
Rome,Venise et Capri.
Mais où,bong sang, es-tu parti?
Je scrute,pas un mot,pas un post-it.
Mes yeux sont si rouges
Qu'on dirait deux soleils
En moi plus rien ne bouge
Je sombre dans le fauteuil.

Sommeil:

Alors tu ne te souviens pas
Je l’avais dans la poche
Quand sous la froide nappe
Tu me laissas sans voix.

Le charmant garçon à ta taille
Portait bien le marron,
Ta tête sur son épaule
Je t’ai entendu rire
Et ta main à nouveau rose
S’est posée sur sa hanche.

Au soleil
Perçant jusqu’à mes yeux,
Berçant mon doux sommeil,
Vous étiez magnifiques.











--Message edité par chrissette le 2006-05-27 08:02:10--


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 maryjo/cyrael
 Messages postés : 7396
 archiver HIER. Vivre ce JOUR.
espérer un Futur..ma
citation..maryjo
 maryjo/cyrael
  Posté le 15/05/2006 13:56:41
Send a private message to maryjo/cyrael
merveilleux ce duo

deux plumes...........en or !

 
 Cécil John Rhodes

Tant de choses à faire, si Peu de Temps pour les Accomplir..








MARYJO

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