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forum Index du forum forumCharlie P. FeO forumUne explication entre mille de "Noir éternel mais Rose, peut-être"

Auteur : Sujet: Une explication entre mille de "Noir éternel mais Rose, peut-être"  Bas
 Charlie P. FeO
 Messages postés : 183
 Loi de la variété requise
(essentielle en cybernetique) :
dans tout systeme quel qu'il
soit c'est l'élément le
plus souple qui prend
 Charlie P. FeO
  Posté le 13/01/2006 06:52:01
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Noir comme mon cœur à qui l’on inflige, en récompense de vingt années de bons et loyaux services, la peine capitale. Noir comme ma raison, qui constitue ma conscience. Noir comme le peau des plus joyeux d’Afrique noire, mais un triste. Noir « qui me plie ». Noir indélébile qui me colle à la peau, mais du coté intérieur, sur les os, les muscles, les nerfs. Noir, un ami qui me veut. Simplement. Pour lui seul. C’est un pacte. La vie à un, en étant deux.
Et je dis oui. J’accepte la tutelle. Il sera la main et moi, la marionnette. Je le laisse se coller plus profondément encore, et tandis qu’il « m’englue » de ses nouvelles saveurs, j’apprends qu’il est le roi du rois des rois des couleurs. Je me délecte avec plaisir, un mélange d’abandon et d’horreur, de sa toute puissance : les couleurs lui obéissent, à son contact elles meurent.

Noir est là. Noir m’aime. Noir toujours m’aimera là. Et le ciel, vu de mes yeux, est si noir que je n’y distingue plus rien. Je ne peux que couler, encore un peu plus et je l’entends qui hurle, ou c’est peut-être à l’intérieur de moi…
Mais contre Noir - ou pour Noir, car nul ne connaîtra jamais ses plans – une résistance iconographique vient crever la tâche d’encre. Tout est noir, mais sur le Noir, du moins Noir –ou plus, ça dépend du point de vue-  se dessine, c’est ta bouche noire, qui m’appelle, ta langue qui s’étire, m’enroule, âpre et rugueuse – que j’aime te sentir là. Je ne distingue pas, je tends les lèvres, j’attends la fin du monde…

Quand dans le fond, près d’un trou noir, totalement là, sans destin ni origine, déchirant le plastique, un éclatement de tes yeux verts, bleus, gris m’apparaît… Au centre, c’est encore noir ; deux petits ronds, tes pupilles mon ange, jamais je n’oublierai… mais tu t’effaces déjà, de ton noir, revient Noir. Je comprends. Tu « es » Noire. Ton ombre, c’est mon Noir. Tu planes au dessus de moi, comme un beau rapace et  attend le moment d’arracher mes restes, de disloquer mon corps, de m’anéantir. Mon ange, tu m’aimes tant.

Ton  regard, brille encore un peu. A travers des cils noirs j’aperçois ma liberté. Elle s’est condensée, sur le coté droit. Elle perle. Elle suinte, comme une larme d’excrément que tu rejettes de ton corps. C’est moi dans cette larme. C’est mon corps, tranchant comme je pus l’être. Saisissant l’occasion, je bondis, je l’attrape, je la serre, je l’arrache.

Enfin dans ma main moite se tient ma clef des champs. Ce petit bout de moi, scintille au bout des doigts. Ca brûle un peu, c’est agréable. C’est tout moi. Passionné, saisit de l’amour le plus totale - pour toi, pour moi – je saisis l’arme de fortune, entre le pouce et l’index, l’emmène jusqu’à la veine de mon corps la plus gonflée que je connaisse : précautionneusement je cisaille. Je gratte. Et finalement je coupe, bleue ma veine s’écoule, rouge mon sang. C’est si beau, c’est si bon, j’en pleure déjà de bonheur par mon avant-bras ouvert.

Mais Noir est partout, dans ma fuite, dans mon meurtre, et surtout : dans ma fin. Jamais ne serai-je donc libre, vraiment ? Noir est partout jusqu’à dans mon sang qui sèche maintenant. L’extase est passé… où suis-je ? Qui suis –je ? Qui me délivrera ?

Rose.

Elle lèche mon visage ce matin. Mes lèvres se mouillent de sa salive. Noir est touché. Je le sens qui vacille, devant Rose, la grande, la belle, la douce Rose. ça se mélange dans mon cœur qui re-pompe un peu de sang… Rose. Noir ne meurt pas, il mute, comme une maladie, une peste, qu’on ne pourra pas détruire, dont on ne peut que changer l’affection. D’un Noir pur naît le Noir-Rose, ou le Rose-Noir… je ne sais plus. Est-ce que c’est Rose qui entre dans Noir, ou moi qui m’enfonce profondément dans le sexe éventré d’une Rose polluée, par Noire, par Toi… par Moi ?

Est-ce que Rose est l’espoir ? Le Messie ?

Ou bien est-ce Rose la nouvelle Noire ? Métissage conteneur des deux gènes, si Rose n’est pas parfaite, Noir lui le sera toujours, dans la cruauté amoureuse qu’il me porte, me portera, toujours. Si Rose n’est pas parfaite, c’est Noir qui gagne, et rien ne change ; et si Rose est parfaite ? Elle n’en sera que plus Noire, son antinomie peut-être, mais c’est égal en fait… les extrêmes se valent, les contraires s’attirent, et moi pauvre ange malade, sous leurs doigts quasi-saints, d’une divinité terrible je me trouve atteint.

--Message edité par Philippe Lemoine le 2006-03-22 18:44:54--

"Charlie P. FeO"
 gregory herpe
 Messages postés : 564
 C'est le repentir qui mene au
Paradis, mais pour se repentir, il
faut avoir péché...
 gregory herpe
  Posté le 13/01/2006 09:36:19
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A mon avis, tu n'es pas le genre à t'habiller souvent en fushia ou en bleu ciel, toi  

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 Charlie P. FeO
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 Charlie P. FeO
  Posté le 13/01/2006 09:43:29
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lol, ca m'est arrivé, mais maintenant le bleu ciel est au bout du bout de mes guetres.
merci d'avoir lu! c'était un peu long.
Enjoy

"Charlie P. FeO"
 gregory herpe
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 C'est le repentir qui mene au
Paradis, mais pour se repentir, il
faut avoir péché...
 gregory herpe
  Posté le 13/01/2006 09:53:14
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Au fait, le jour où tu te lanceras et que tu publieras ici un recueil de poèmes, de nouvelles, ce que tu veux...je serais heureux d'en ecrire la préface...;)

Enfin, si ça te branche!

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 Charlie P. FeO
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 Charlie P. FeO
  Posté le 13/01/2006 10:23:08
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 smile/ppeace2.gif Ok


cependant c'est dans un petit moment quand même tout ça lol.

"Charlie P. FeO"
 gregory herpe
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 C'est le repentir qui mene au
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 gregory herpe
  Posté le 13/01/2006 11:29:51
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Faut te lancer! ça peut aller vite, tu sais!

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 Anarchangel
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 Anarchangel
  Posté le 16/06/2006 08:46:00
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Une grande fluidité, d'habitude je me perds dans un "trop long, trop trituré de l'esprit, trop fouillie manquant "d'authenticité". Mais tu es loin de tout ça, j'ai beaucoup apprécié nager dans tout ça, m'y mêler doucement pour déguster avec douceur tes émotions et tes pensées... Merci Charlie  

Bonne continuation.

Fluide et limpide, l'océan ne connaît pas de limites...

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