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| Auteur : | Sujet: Le Rossignol Et Le Lion | Bas |
| mistermolko Messages postés : 18 Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant... |
Le rossignol et le lion Le rossignol, chaque matin, sifflait. De balcon en balcon, il s’en allait Livrer ses délicates mélodies Dont les notes venait chatouiller l’ouie De tous les braves gens encore endormis. Son récital ne s’achevait que le soir, Lorsque le soleil venait a se coucher Et laissait place à la nuit noire Que seules quelques étoiles venait perturber. Le rossignol, la nuit venue, cherchait a se faire héberger Chez un admirateur, un protecteur Qui le ferait souper et se reposer, Afin de le nourrir a son tour De ce nectar oral si suave et subtil. Ce généreux donateur pouvait dormir tranquille Sachant que venant le matin L’oiseau le lui rendrait bien. Le rossignol gagnait peu à offrir ses talents, Mais quel joie il avait de regarder tous ces visages ravis, Dès qu’une note s’échappait de sa douce gorge. Son plaisir et sa « richesse » ne résidaient que dans le bonheur Qu’il livrait à tous ses auditeurs. Plus le temps s’écoulait et plus sa réputation grandissait, Tellement qu’un jour, le roi Georges le lion ayant écouté un de ses courtisans, Qui parlaient avec tant de propos élogieux des gazouillements De ce beau rossignol, lui proposa de tenir concert devant la cour. Le volubile volatile se présenta alors, Devant ce si imposant personnage : le roi. Il lui demanda alors : « Gagnez-vous beaucoup de ce si beau métier ? -bien peu, Sire. Dieu me fournit l’air pure et l’eau fraîche dont j’ai besoin. Le reste m’étant fourni par de doux et heureux bienfaiteurs. » Il commença alors a chanter, si bien Que la foule de nobles présents Ne put s’empêcher d’applaudir. Le roi alors en guise de récompense, Offrit au rossignol une bourse d’or, Dont il n’aurait jamais pu se saisir Car elle était bien plus grosse que lui. Le rossignol s’en alla donc avec l’argent, Cet argent si facilement gagné, trop peut être Il n’en dormait même plus, Cette bourse l’obnubilait, Il en perdit la voix, son gagne-pain Et un beau jour ayant dilapidé tout son salaire, Il mourut pauvre et muet au son de l’angélus, En se rappelant les balcons, les bonnes gens, Les fleurs du matin, toute sa raison de vivre. L’argent ne fait pas le bonheur, Mieux vaut vivre de peu, Et donner de l’amour, Que d’être dépendant de ce poison qu’est l’argent. | |||
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