Philippe de Neuville Messages postés : 557 "La critique est aisée, et l'art est difficile."  |
Posté le 14/10/2007 14:24:49 | | La France, un tremplin vers la gloire pour des auteurs américains
FRANCFORT (Allemagne), 14 oct 2007 (AFP) - 14/10/2007 04h52
Pour certains auteurs américains, et particulièrement pour Paul Auster,
mieux accueilli en France que dans son propre pays, la traduction peut être
la porte de secours qui mène au succès.
"Auster est un phénomène sur ce point. Il vend encore mieux en France qu'aux
Etats-Unis", affirme Marie-Catherine Vacher des éditions Actes Sud, qui
publient en français l'auteur de "la Trilogie new-yorkaise".
"C'est un écrivain intellectuel, cérébral, ce qui n'est pas toujours un
compliment là-bas (aux Etats-Unis). C'est presque un écrivain français",
ajoute-t-elle, à la foire du livre de Francfort (ouest).
Très francophile, Paul Auster, qui a traduit des poèmes de Stéphane Mallarmé
avant de devenir romancier, a été rejeté par de grands éditeurs américains
avant d'avoir la chance de rencontrer un représentant d'Actes Sud à New York
"La France a un rapport particulier avec des écrivains étrangers et si nous
pouvons aider un auteur à faire mieux que dans sa langue maternelle,
pourquoi pas?, explique le directeur de la maison d'édition française,
Bertrand Py.
"Heureusement qu'il y a des histoires comme celle-là, que des auteurs ne
rencontrent pas les mêmes conditions partout", poursuit-il.
Selon Mme Vacher, l'auteur américain Perceval Everett, célèbre pour "Désert
américain" suscite également l'enthousiasme des lecteurs français, un succès
qui a ensuite retenti aux Etats-Unis. Tout comme Cormac McCarthy avec ses
nouvelles, au ton réaliste, dans des décors sauvages ouest-américains,
telles que "Méridien de sang" ou "De si jolis chevaux".
Son avant-dernière oeuvre, "Non ce n'est pas pour le vieil homme" (2005),
parue aux Editions de l'Olivier, a été l'un des romans les mieux vendus en
France l'an dernier alors que, publié ailleurs en anglais, il avait reçu des
critiques médiocres.
Cette même maison d'édition française a également fait découvrir James
Salter en France alors que l'auteur américain de "Un sport et un passe-temps
et de "Un bonheur parfait" est souvent considéré comme un brin dépassé par
les milieux littéraires.
La France a servi de tremplin au succès de l'Américain Douglas Kennedy,
auteur de "La poursuite du bonheur" et, plus récemment de "La femme du Ve".
Les maisons d'éditions françaises estiment cependant que leurs homologues
étrangères ne soutiennent pas autant qu'elles les auteurs français pour les
faire connaître auprès du public étranger.
"Nous entendons des gens dire que ce n'est pas facile de trouver nos auteurs
ou qu'ils ne produisent pas tellement", fait remarquer Mme Vacher.
En fait, "nous traduisons beaucoup [trop] d'auteurs étrangers mais nos
écrivains ne sont pas aussi bien servis", selon elle. [ben tiens donc!...]
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