Les adeptes hors-la-loi
du purin d’orties
« Vain Dieu qu'elle est bonne !... Nous avons bien ri !
Purin d'orties, non seulement il n'est pas possible d'en vendre
mais faire un article en proposant son utilisation est aussi répréhensible.
Ou va t-on ma bonne dame ? »
Voilà le feed-back encourageant que je viens de recevoir après avoir lancé la satire de Michel
"La Secte de Saint Purin" sur la toile. Mais non, mais non, comme nous ne proposons aucune utilisation, nos propos ne sauront donc être répréhensibles par nos amis des Fraudes. Qu’ils viennent tranquillement prendre un café chez nous, ou une tisane d’orties, ça fait repousser les cheveux même sous les képis, et parfois ça encourage la réflexion.
Mais je suis bien encouragée à mettre en avant, en tout premier lieu ce témoignage du
protectionnisme surpuissant que l’on nous demande d’avaler comme beaucoup d’autre pilules d’ailleurs, et qui nous ampute de nos droits élémentaires d’adultes libres. Ce protectionnisme qui a tendance de nos jours à tout interdire, à rendre impossible la survie des modes de vie et de fonctionnement qui ont pourtant fait leurs preuves, qui nous coupe de nos racines, de notre expérience, de nos liens, qui pénalise les moindres initiatives dès lors qu’elles sortent du cadre bien limitatif de ce qui est administrativement cadré, ce protectionnisme, bien sûr, n’est qu’une preuve de bienveillance.
Bienveillance à notre égard par nos
Bons Pères que sont nos gouvernements, nos
Bonnes Mères que sont l’industrie, la bourse et d’autres grandes dames de pareillement noble lignée, avec les
Gentils Anges que sont, partout dans le monde, les exécutants administratifs et judiciaires ! Bienveillance dont nous sommes obligés de bénéficier même si nous ne le voulons pas. Dans un pays des droits de l’homme et d’
égalité nous somme tous pareillement égaux dans notre qualité de mineurs incapables de prendre nos propres décisions et de faire nos propres choix. Pays de
liberté ? Bien sûr, sachant que la liberté s’arrête là où elle nuit à la liberté de l’autre. Donc notre liberté de choix s’arrête là où nos choix risquent de faire perdre des sous à ceux qui en ont plus que nous – surtout pour faire valoir leur liberté à eux de nous imposer leurs choix.
Fraternité : puisque l’on rame dans la même galère, avec le même
Bon Père et la même
Bonne Mère, ça donne des liens de famille …
Je vous souhaite aussi bonne lecture de la satire de Michel Larroche (à ne pas confondre avec satyre).
Claudéa Vossbeck-L’Hoëst