librellule Messages postés : 67 |
Posté le 08/04/2008 12:32:43 | | Cerveau lent, j'ai décidé un jour laid de me transformer en cerf- volant de plumes pour voyager à ma brise. Mais toute brise est bonne à prendre, mais grise mine aux bonnes à vendre. On m'a vendu une, deux, trois fois. On m'a traquée, trahie, transpercée. Je suis une femme percée. Qui n'en est point une? Qui n'en est pointée?
Retire-toi, ordure! Je n'ai t'ai point offert l'ouvre-boîte. Les boîtes magiques ne délivrent leurs secrets qu'aux hommes du monde, aux hommes aimants, aux amants aimants. Est-ce qu'un jour, on oublie d'avoir été prise pour de la chair appâtée? On n’oublie jamais, on en bondit encore.
Obnubilée. Je suis un omnibus, ton home, ni basse, une contrebasse. J’ai le corps lourd et la musique grave. Parfois, sous tes rets d’amour, de guignol, je deviens un rossignol ou de la guimauve colorée.
Tu peux alors me savourer, me déguster. Je me fais flûte ou accordéon. Violonne-moi!
Une femme n’appartient jamais à son bourreau, un homme non plus. Un bourreau n’est le bourreau que de lui-même. Un bourreau est un homme ou une femme qui a oublié qu’il était homme ou femme. Refuser de maîtriser ses instincts est-il un suicide lent? Non! Un crime.
Je n’écouterai jamais chanter Bernard Cantat. Nul ne serait à l’abri? Mais il y a de ces mots qui sonnent faux dans ses chansons. Le crime serait spécifiquement humain? Qu’on s’excuse auprès de Marie avant d’absoudre son assassin. Tuer l’être aimé, voilà qui me laisse rêveuse. Quand la haine surgit, parlez-moi d’amour! Cantat et son repentir, certes, mais Marie. N’oubliez- pas Marie.
Je vous salue Marie...
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