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| Auteur : | Sujet: Confessions d'un assassin malgré lui | Bas |
| Aathahorus Messages postés : 53 |
Une dose de philosophie, un peu de psychologie une écriture limpide et une histoire intérescente voila qui promait, bonne continuation et bonne inspiration ^^ |
| julien07 Messages postés : 29 |
Je vous remercie de vous arrêter pour commenter cet extrait. Mon premier jet est achevé. Mais il faut bien sûr que je prenne le temps de bien le réécrire. En attendant, j'espère que de nouveaux extraits à venir sauront vous plaire: Malgré tout, il n'en démordait pas. La terre où reposait ses pieds avait beau menacé de s'effondrer, il ne voulait pas prendre en compte le danger qui le guettait. Ainsi, jour après jour, la tentation devenait plus forte. Comme tous, il désirait le jouir. Cette tension, il la rendait responsable tout comme ses rêves qui lui appartenaient et dont il n'arrivait pas à calmer les ardeurs. Le froid l'obligea à accélérer le pas. Il ne prenait pas même la peine d'éviter les quelques flaques d'eau qui obstruaient son chemin. De nature plutôt stoïque, il ne portait aucune attention au climat et marchait d'une manière réglée, tel un automate. Sa mine et son regard qui balançait tantôt vers la droite, tantôt vers la gauche, et, quelquefois même vers le ciel, trahissaient sa nature rêveuse. Des nuages, vêtus de gris, menaçaient de faire éclater leur colère. Le vent léchait délicatement son visage et ses lèvres esquissaient un sourire de contentement. Mais ce sourire ne reflétait pas le drame qui se déroulait en son for intérieur. Sa physionomie semblait prêchait la joie et la bonne humeur. Quant à ses pensées... Ah! Les pensées! Elles étaient toutes tournées vers un profond défaitisme. « Décidément, je ne serais jamais un Chateaubriand. La pluie se remet à tomber de plus belle et il faut que je m'abrite de l'orage qui me menace. Après tout, je suis à la fleur de l'âge et je n'ai aucune envie de succomber à une pneumonie.» se disait-il. Une averse s'était effectivement abattue sur la ville prise au dépourvu. Surpris par la soudaineté et la violence de l'orage, Adam fut très rapidement trempé jusqu'aux os. Néanmoins, il trouva refuge à l'intérieur d'un magasin de lingerie masculine. Pendant près d'une heure, il déambula entre les allées sans tomber sur quoi que ce soit d'intéressant. Entre temps, il s'amusa à contempler son propre reflet devant un miroir. A l'inverse d'Alice, il refusa de le traverser parce qu'il comprit aussitôt que ce n'était qu'un miroir déformant. Or, tout ce qui déforme nous ramène au multiple et aux passions. Il n'alla pas plus loin. Il ne voyait pas la nécessité de poursuivre les pérénigrations où nous emporte l'imagination. C'était ainsi qu'il avait irrémédiablement perdu la foi. On ne sait comment et par quel miracle, le voile qui recouvrait la maya avait été enlevé et les portes de la perception avaient été nettoyées. L'influence de livres mystiques sur son développement spirituel n'expliquait pas tout. Comment un individu pouvait-il assimiler que la maya est une illusion qui nous faisait croire en la nécessité qui résidait dans l'action, sans sombrer dans la folie? L'hypersensibilité tout comme le dérèglement des sens n'étaient peut être pas étrangers à cette prise de conscience. En jetant un oeil vers l'extérieur, Adam se rendit compte que les nuages étaient beaucoup moins énervés. Il sortit du magasin et allait tranquillement traverser la route quasi- déserte quand.... brusquement..... il se sentit aspiré par une force magnétique. Il était physiologiquement certifié d'origine maghrébine; on l'interpella donc: «Vos papiers? -Monsieur? -Oui? -Non, vous avez oublié de me dire, s'il vous plaît, Monsieur» L'imprudence de notre narrateur fit qu'il se vit empoigné par les forces de l'ordre et qu'il vit soudainement le macadam se rapprocher dangereusement de son visage. Les représentants de la justice le relevèrent brusquement afin de l'interroger: «Nous nous demandions, cher monsieur, les raisons qui vous justifient? - Euh... je suis innocent... - Jusqu'à preuve du contraire... -Qu'ai je donc fait, monsieur l'agent? -Cela suffit, reprit son confrère, nous allons vous fouiller» La justice fit mal son travail puisqu'elle laissa échapper ce jeune brigand qui avait malicieusement caché un tout petit bout de résine de cannabis. Heureux de s'être tiré à si bon compte, notre héros se jura de fêter son état de grâce une fois qu'il serait arrivé à bon port, chez lui. Dès qu'il ouvrit la porte, il prit juste le temps de reposer son trousseau de clefs au dessus d'une petite table avant de s'asseoir sur une vieille chaise en bois. Derechef, il alluma son ordinateur. Il accéda au forum principal auquel il participait plus ou moins activement. L'obsession était telle qu'il oubliait même de ranger ce qui traînait ça et là: pull-over, papier toilette et barres de chocolat s'entrelaçaient sans que cela le fit réellement sourciller. Adam s'impatientait. Le vieil écran mettait du temps à afficher les pages tant attendues. Enfin, il put accéder aux nouvelles du forum. Des passionnés de mangas s'y retrouvaient pour y échanger leurs conceptions. On allait parfois jusqu'à s'invectiver, mais Adam n'aimait pas participer à des débats houleux qui selon lui, ne menaient jamais à rien. Il préférait discuter sur la pertinence de certains scenari ou évoquer le génie ainsi que le remarquable travail de ses dessinateurs préférés. Pourtant, à ce moment précis de son existence, mon patient s'intéressait davantage à une jeune femme du forum et avait presque oublié sa passion première. Les mois précédents, les deux internautes partageaient rires, douleurs et confidences. Le jeune homme appréciait la douceur de sa correspondante, mais il n'avait jamais osé avouer ses sentiments parce qu'il faisait une nette distinction entre réel et virtuel. Il essayait tout de même de la séduire sous le ton de la plaisanterie. En surfant sur la toile, il fut agréablement surpris en constatant qu'elle lui avait transmis son numéro de téléphone portable en message privé. Il souffla à plusieurs reprises et prit une grosse bouffée d'oxygène avant de composer le numéro. Elle répondit au bout de la troisième sonnerie: « Allo ? - Allô ?" répondit une toute petite voix « Oui allô ! C'est Adam... - Ah oui ! Salut ! Comment vas-tu Adam? - Je vais plutôt bien. En tout cas, cela me fait bizarre d'entendre ta voix. - Moi aussi, je trouve cela plutôt...piquant...de t'avoir au bout du fil. En ce moment, je ne décroche pas de mon ordinateur. J'ai l'impression que je me laisse aller comme l'eau d'une rivière qui suit un tracé prédéfini car elle reste soulagée de ne pouvoir s'interroger » lui souffla t-elle à travers le combiné du téléphone. L'ivresse submergea Adam. Il fit preuve de beaucoup d'esprit et de délicatesse vis à vis d'elle. Petit à petit, ils se laissèrent aller à des confidences. Chacun contait des épisodes qui avait marqué leur vie. L'un tout comme l'autre était à l'écoute du partenaire qui se voulait être l'idéal. Adam lui raconta pour la mille et unième fois ses déboires conjugaux. Une passion commune pour tout ce qui touchait de près ou de loin les mangas les rapprochait encore plus. Leur discussion prit fin au bout d'une heure et demi. Mais pour eux, ce temps passé au téléphone avait défilé bien trop rapidement. C'est à contrecoeur que chacun dû interrompre la communication téléphonique. Adam demeura un long moment sur son canapé à se remémorer le fil de la conversation. Il se demanda si la mayonnaise avait pris. Y avait-il encore une place dans son coeur pour contenir de l'amour? A partir de ce jour, les deux deux jeunes gens gardèrent l'habitude de se rappeler assez souvent. Tout naturellement, deux mois après ce premier entretien téléphonique, ils prirent la résolution de se voir en chair et en os. Vous avez beau faire et tenter de vous opposer aux lois: deux aimants s'attirent. C'est ainsi que le 20 mars 19.. ,Hélène descendit les marches du TGV numéro 42837 Marseille-Nice avec une démarche qui marquait l'assurance. --Message edité par julien07 le 2008-02-26 11:07:44-- |
| fredaline Messages postés : 3465 http://www.chezfredaline.com/ ![]() |
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| http://www.chezfredaline.com/ Jean-Jacques mon tourbillon de passion…..dans tes mains je navigue peu sage |
| julien07 Messages postés : 29 |
bonsoir ! j'en ai profité pour aller voir http://www.chezfredaline.com/ ( très mignon ...!) Je continue si ça vous enchante: De haut en bas, elle était habillée en blanc. Adam eut l'impression qu'un ange était descendu sur terre pour redonner sens à son existence. Il était quelqu'un d'entier et de tellement extrême dans ses relations avec autrui qu'il avait un mal fou à contenir ses débordements sentimentaux. Il hésita longuement avant de l'interpeller car elle était si somptueuse dans son apparat qui dénotait son originalité et un tempérament d'artiste. Mais non, il ne devait pas reculer maintenant qu'elle était face à lui: « Bonjour, Mademoiselle, puis-je vous aider ? » lança t-il en se rapprochant puis en faisant mine de se saisir de ses bagages. Elle le reconnut immédiatement car ils s'étaient échangés des photos sur internet. D'ailleurs, elle se prêta de bonne grâce à ce petit jeu et Adam reprit confiance en la voyant sourire: «Je ne vous imaginais pas aussi sublime» se risqua t-il à déclarer «Et vous, je ne vous imaginais pas aussi ....fou.» dit elle en éclatant de rire. Reprenant une mine sérieuse, Adam s'informa sur le déroulement de son voyage. Très souriante, elle répondait brièvement à ses questions. Elle avoua qu'elle avait été anxieuse durant tout le trajet. Ils se dirigèrent vers un café situé juste en face de la gare. C'est là qu'ils allaient entamer une discussion quelque peu passionnée. Adam était séduit par la sérénité qui se dégageait de son invité. Le romantisme, qui, autrefois, laissait place au cynisme quand il avait affaire à des femmes qu'il trouvait bien trop prosaïques, transmigrait vers une réelle sincérité et une rare spontanéité. Quant à elle, elle le trouvait drôle et...plutôt mignon. Avant de quitter les lieux, elle brisa un peu l'atmosphère romantique de cette rencontre et troubla légèrement Adam quand elle s'exclama: «Attends moi...juste deux secondes....je reviens....je vais aller pisser.» Après cet intermède, Adam l'emmena faire le tour de la ville. C'était la première fois qu'elle venait à Nice et elle exprima à plusieurs reprises son émerveillement. Pendant près d' une heure, ils longèrent côte à côte la célèbre Promenade des Anglais. Au bout d'un moment, elle se sentit fatiguée et déclara que ses jambes refusaient d'avancer. Adam s'arrêta avant de lui proposer un massage. Elle se mit à rire et accepta de bon coeur. Ils se dirigèrent vers la plage qui leur faisait face et s'y reposèrent. Ah! Qu'il était agréable de rêvait debout! Notre homme se laissa emporter par son imagination. Il eut même l'impression de surprendre le soleil couchant pâlir de jalousie quand il se mit à masser les fines et gracieuses jambes de sa belle compagne. A moins que ce ne soit plutôt le soleil qui lui ait tapé sur la tête! Tous deux s'allongèrent ensuite sur le sable pendant d'éternels minutes à contempler le paysage. La nuit tomba et l'obscurité les enveloppa. Malgré une résistance héroique, les deux tourtereaux décidèrent à contrecoeur de fuir au plus vite le froid qui troublait depuis peu leur quiétude. Ils s'installèrent dans le premier taxi qui passa sous leurs yeux. Une fois à l'intérieur, Hélène abandonna sa tête sur l'épaule de celui qui l'avait séduite. Elle garda cette position durant tout le reste du trajet. Son compagnon l'observait furtivement: elle avait les paupières fermées. Mais n'était-elle pas plus belle encore quand ses yeux étaient ouverts et pétillaient de malice? Il plaça instinctivement sa main droite autour du cou de la jeune femme avant de se mettre à caresser ses cheveux légèrement humidifiés. Dieu merci, se dit-il, la vie ne m'a pas fait que des crocs en jambe. Dès que la voiture s'arrêta, Adam paya le chauffeur. Il se dirigea ensuite vers son appartement tout en essayant de ne pas faire de bruit: la belle était encore à moitié endormie. Cependant, elle sortit de sa torpeur lorsque ce dernier poussa la porte d'entrée de son appartement: « C'est vraiment pas mal chez toi!» s'exclama t-elle. « Je crois que je vais m'y habituer ! Mais non, je plaisante. Ne prends pas cet tête d'ahuri pour si peu » continua t-elle de plus belle. Adam admirait cette insouciance propre aux enfants. La spontanéité de la jeune femme contrastait avec le sérieux de ce dernier. Il lui proposa un apéritif. Elle accepta sans hésiter. Il s'assirent ensuite sur le canapé afin de discuter tranquillement devant une télé qui resta allumée toute la nuit à tenir la chandelle. Au téléphone, ils s'étaient promis de bien se tenir au cas où ils dormiraient sous le même toit. Mais une fois l'obscurité venue, des désirs |
| fredaline Messages postés : 3465 http://www.chezfredaline.com/ ![]() |
''''''....je vais aller pisser.»'''' | |||
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| julien07 Messages postés : 29 |
Oui, passage ironique, sans nul doute ! Je continue encore et encore...,"coquine" fredaline ( si je peux me permettre... ): , somme toute assez humains, vinrent titiller leurs instincts les plus primaires et les poussa à jouir de quelques plaisirs érotiques. Ce fut donc le soir même de leur rencontre qu'Hélène et Adam firent l'amour. Chacune de ses caresses épousèrent idéalement les courbes féminines, ravies de se voir marquer par l'empreinte d'un désir viril et étonnamnent sensuel. Enfin, après avoir échangés un jeu de regards complices, ils s'abandonnèrent autour d'une dernière étreinte. Au réveil, Adam fut consterné en voyant que la belle s'était volatilisée. Les draps avaient gardé un peu de son parfum et témoignait de sa récente présence. Il eut beau l'appeler, geindre, crier: l'appartement était trop petit pour qu'il ne se rende compte de l'évidence. Où avait-elle pu aller à cette heure-ci ? Il lui téléphona et tomba directement sur son répondeur. Tant pis, se dit-il, de toute façon, la règle majeure à respecter avec les femmes est de ne pas essayer de les comprendre. Adam bailla longuement avant de s'étirer. Rêve et réalité s'enchaînaient sans tenir compte de la continuité du sens. Il n'avait plus le temps pour se poser des questions. En ce début de matinée, il devait prendre un petit déjeuner et aller travailler. Bien qu'il habitait à moins d'un quart d'heure de son lieu de travail, il arrivait toujours en retard de cinq minutes. Heureusement, on ne disait jamais rien parce qu'il était un de leurs meilleurs conseillers. Cinq minutes ce n'est peut-être rien mais si l'on veut se mettre à compter ce que cela représente dans une vie...et bien... cela fait un sacré gain de temps. Son travail consiste à faire crédit aux ménages les plus endettés et dont plus aucune banque ne veut en entendre parler, même à voix basse. Hypothéquer leurs biens les plus intimes. Produire bénéfices. Tout à WALL SREET. Capitalisme oblige. L'odeur d'une banque était son parfum préféré. Cela sent le blanchissement, le détournement, le vouvoiement et tout ce qui touche l'élite cultivée de la cinquième république. Mais bon, on vivait bien dans notre bonne vieille cinquième république, alors, pourquoi se poser des questions ? Adam était d'ailleurs un travailleur consciencieux. C'était le chef qui avait dit ça. Il avait pris toutes les précautions possibles et imaginables afin de ne pas avoir d'amis au sein de la banque. De toute façon, il préférait cet état des faits qui lui permettait de se cacher sous les protocoles. Ses études de commerce lui avait appris une règle majeure qui nous sortait de toutes les difficultés: le protocole. Par exemple, ne surtout pas draguer ses collègues. C'était une source d'ennuis assurés. La discrétion est mère des toutes les vertus lui avait tant répété son paternel. A l'école de commerce, on lui avait transplanté dans la tête l'importance du terme "DISPONIBILITE". Chaque chose (et chaque client faisait évidemment partie des choses) était disponible seulement et seulement si on se donnait les moyens de comprendre les besoins de cette chose pour ensuite mieux l'appréhender. Cependant, la leçon que devait retenir le bon commercial résidait dans cette formule: life is competition. Les pays anglo-saxons ont beaucoup d'avance dans ce domaine. Leur flegme cachait un certain pragmatisme qui se reflétait dans leur société. Darwin était sereinement admis et adulé comme un maître. Quant à Marx, il était désormais placé au panthéon des vieilles vieilleries. Le pragmatisme démocratique offrait avec plus ou moins d'équité du bonheur à toute la communauté qui avait compris que chaque homme offrait sa propre disponibilité (mais aussi des capacités plus ou moins grandes à servir l'état) en échange d’un bonheur personnel. Depuis peu, l'homme assumait sa propre bestialité. Le matérialisme triomphait. On n'avait plus ce besoin primaire d'imposer un leurre qui permettait de maintenir la vie loin des soubresauts où pouvait sombrer une conscience consciente d'elle même. De toute façon, il n'y avait pas à protester. L'âme est forte. Elle impose ses principes, ses lois et sa vertu parfois corrompue. Ainsi, n'animait-elle pas le monde ? ( à suivre...) |
| fredaline Messages postés : 3465 http://www.chezfredaline.com/ ![]() |
"""""la règle majeure à respecteravec les femmes est de ne pas essayer de les comprendre"""" c'est un sage | |||
| http://www.chezfredaline.com/ Jean-Jacques mon tourbillon de passion…..dans tes mains je navigue peu sage |
| julien07 Messages postés : 29 |
surtout si les execptions confirment les règles |
| Aathahorus Messages postés : 53 |
La suite, la suite... |
| julien07 Messages postés : 29 |
Merci, c'est sympa aathahorus! Je vais réécrire mon roman et j'espère le voir éditer, pourquoi pas? Apparemment, il paraît que ça peut être le parcours du combattant mais qui vivra verra, crest bien connu. La fin du premier chapitre, pour ne pas vous laisser sur votre faim: Elle ruisselait avec clarté et bienveillance. Dieu ou Amour, peu nous importe sa détermination. L'important est qu'elle solidifie. Et si je suis né poussière, je n'ai pas peur de retourner à la poussière. En comprenant ceci, je n'aurai plus à affirmer un ego dérisoire. C'est ce que pensait Adam. Mais qu'il était dure de mettre en pratique une noble cause quand on est voué a être corrompu. Les voix qui s'élèvent autour de nous nous entraînent à vivre une aventure. Certains pensent qu'il s'agit plutôt d'une mésaventure. Tous y adhèrent d'autant plus que très peu assument la solitude à laquelle il sont condamnés. L'optimisme est un humanisme au sein d'une société où les plaisirs personnels sont poussés à être satisfaits. Cette société est paradoxale quand on sait que jamais, au cours de l'histoire de l'humanité, aucune civilisation n'a autant eu accès aux livres et aux philosophes sensés disposer de la sagesse. Or, que prônent la plupart de ces hommes éclairés? L'ascétisme, ou, au pire, le contrôle des passions. Adam n'a jamais su choisir. La sagesse ou la vie? Il était trop sentimental pour ne pas prendre les choses au sérieux. Et de toute façon, il savait trop bien que nous étions de passage sur cette planètete pour ne pas essayer de profiter de ce que nous offrait la vue. Mais d'un autre côté, il savait qu'il ne savait rien. Tout en réfléchissant sur ce paradoxe, Adam bossait dur. Le temps passait plus vite comme ça. Il souriait formidablement bien aux clients et les conseillait de manière courtoise et judicieuse. En réalité, il était perdu dans ses pensées et se trouvait à mille années lumières des gens qui se relayaient dans son bureau tout au long de la journée. |
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