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Auteur : Sujet: Des débits  Bas
 Gregor
 Messages postés : 126
 Gregor
  Posté le 05/01/2008 08:59:27
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Des débris, et du soleil, dansent, dansent, et me leurrent, j’avance en plein phare, faut pas que j’m’égare, mes pas légers, me dépassent, comme quand se sépare, ma putain d’vie dans l’espace.
Une tête plein d’étoiles, pour crier tout le long, des reflets de mes rêves, dans l’eau couleur brique, rose, comme mes joues qui sans raison, d’un fil tire un peu plus sous terre, ma tête alcoolique.
Je ne vis qu’en attendant, la fin de cette longue avenue, et je jure de temps en temps, que j’irai loin de ce chemin sans issue; l’impasse, c’est 7 habituel aujourd’hui, demain, peut être mon seul paradis.
Ya pas d’chwing gum sous mes godasses, rien qui ne retienne mon corps qui passe, plus tard, dans ces rues que je n’aurai jamais vue, des visages étonnés de me voir perdu, épars, j’aurai déjà disparu, autre part.
Mais devant chaque paysage, des tonnes de souvenirs giflent mon visage, des débuts de soirées, et leur fin posée sur les marches de saint George à blaguer.
Je ne me rappelle jamais ce que j’ai fait au milieu de ces putains d’soirées, les mauvaises langues diront que j’étais trop bourré.
Poser mon cul sur un transat, et attendre que le temps s’gatte, plus top que d’fourrer mon poing partout, ou la vie ne vaut plus l’coup.
Entre oisiveté, et liberté, ma vie n’a plus de sens, et j’entends sous mes pas qui raisonnent, les putains d’conneries que les autres marmonnent, je n’ai pas envie de vivre à contre sens, mais ya trop de monde prioritaire, je m’demande ce que j’gagnerai à les foutre tous en l’air.
Je ne suis qu’un gosse, qui a pas visé, et qui regarde ses heures brisées, mes rêves d'avant, si mal rangés, petit a petit s’en aller.
On peut essayer de mettre le frein a main, souffler un moment, s’poser quelque part, goûter l’bonheur pour quelques heures, un temps seulement, puis fanent les fleurs.
Leur odeur depuis me lassèrent quand je dors, je les sent transpirer et se moucher contre mon corps, des images abstraites et des portraits ciselés, dans le vague embrumé, j’ éternue l’air humé, et les joies enrhumées me reviennent par milliers.
Qu’il est loin se temps ou l’on s’éprenne, qu’il est loin mon tableau idyllique…

Ici on vit loin de la vérité, sans chercher même à la deviner, on fait du fric sur les plus crédules, car l’argent n’a pas de scrupules.  
Ici on ne vit plus au pays des merveilles, Alice suce pour paraître plus vielle, les nuits sont éternelles, et y’a des cadavres derrières les poubelles.
Et s’envoyer en l’air pour alléger l’existence, tenter d’chopper un de ces fameux anges de la providence.
Encore un mensonge qu’on nous laisse miroiter, le Dieu moderne s’il existe se fait du blé dans son building, se tire des rails de cocaïne, sans attendre le jugement dernier.

Des débris que je laisse me tresse un long fil invisible, que je vous aime, plus que moi-même que le temps et court pour vous dire tout, tout ce que l’on peut ressentir, des mots, des gestes des regards pétrifiés et tant d’hésitations avortés...
Ne suffisent pas.
Comment exprimer l’inexprimable, transpercer l’imperméable, a coup de fronde dans la Joconde, elle est palpable dans le néant, sur des visages, les trains fantômes colorent les plaines, et puis les peines se cimetière…
Six pieds sous terres leurs cœurs raisonnent, l’amour se meure débit des hommes.

 gene
 Messages postés : 482
 Si j'écrivais tout ce que je
ne dirai jamais à personne, quel
fabuleux roman j'écrirais!
Wolinski
  Posté le 06/01/2008 05:49:17
Send a private message to gene
Quelle souffrance immense dans ce texte, et quel réalisme!
courage
gene

devenir le spectateur de sa propre existence, c'est échapper aux souffrances de la vie. Oscar Wilde
 Gregor
 Messages postés : 126
 Gregor
  Posté le 06/01/2008 14:04:50
Send a private message to Gregor
Je n'ai pas à me plaindre, c'est un texte desespéré, mais c'est pas forcément triste, c'est plus triste d'avoir de faux espoirs la fleur au chapeau etc....
c'est un vieux texte, depuis j'ai évolué, mais avec du recul cette periode de ma vie était d'une grande richesse, meme si c'était totalement destroy.

 gene
 Messages postés : 482
 Si j'écrivais tout ce que je
ne dirai jamais à personne, quel
fabuleux roman j'écrirais!
Wolinski
  Posté le 06/01/2008 14:16:12
Send a private message to gene
alors tant mieux

devenir le spectateur de sa propre existence, c'est échapper aux souffrances de la vie. Oscar Wilde

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